From Bordeaux to Paris, with love

Chose promise, chose due !
Je commence mon nouveau job dans un mois tout pile,
C’est une bonne date pour écrire !

Nous rentrons donc à Paris pour la rentrée.
Quand la nouvelle a été lancée sur les réseaux sociaux,
Beaucoup m’ont demandé les raisons de ce choix,
Principalement des parisiens qui rêvent de province.

J’avoue avoir hésité à écrire ce billet
Par peur de blesser/vexer certains mes lecteurs bordelais
Qui risquent d’y voir un « je n’ai pas du tout aimé votre vie »
Alors qu’il s’agit plutôt d’un « cette vie n’était pas faite pour moi ».

Cependant, tellement de parisiens rêvent de cette « douceur de vivre » provinciale,
Tellement de parisiens ne voient plus que les défauts de Paris,
Que j’ai tout de même envie de leur dire pourquoi durant ces 16 mois
J’ai pu réaliser combien la capitale présente d’avantages.

J’écris donc ces lignes avec la simple volonté de partager mon expérience,
Sans aucun jugement ou alors seulement le jugement de celle que je suis.

Pour bien comprendre notre expérience, je dois remonter le temps …

Hier encore, j’avais 20 ans ..
Et j’étais à Bordeaux en classes préparatoires.
Avec le temps, je n’ai gardé de ces années qu’un doux souvenir
(« Le club des 5 » inséparable, nos folles soirées à la Victoire, nos weekends au Ferret, …
Et puis l’arrivée d’un bizut landais qui a transformé petit à petit le club des 5 en club des 6)
Et j’ai complètement occulté  le reste.
(Le stress de la prépa qui me retournait l’estomac,
Les nuits blanches du mercredi au jeudi, jour des devoirs de mathématiques,
La profonde blessure de mon premier vrai chagrin d’amour,
La peur de n’être pas reçue aux concours, les longues semaines de révisions,
Cette bible de mathématiques de 500 pages que je connaissais par cœur etc).

Finalement, j’ai obtenu l’école souhaitée à Grenoble
Quand mon tout juste Chéri Chéri obtenait la sienne à Poitiers.
S’en suivra 3 années joyeuses mais compliquées :
Les cours intéressants, les nouvelles amitiés,
La découverte d’un rythme plus lent, des sorties plus fréquentes
Et dans le même temps, un relation à distance :
Les heures au téléphone, les vies en parallèle, les textos du matin,
Les repas sautés pour faire des économies pour payer des billets de train,
Les étoiles dans les yeux lors des trajets aller, les larmes lors des trajets retour.

Tout ça pour expliquer pourquoi, une fois diplômés, nous avons choisi Paris
Pour notre premier emploi :
Ne plus mettre de kilomètres entre nous, jamais (râté !)
Très vite, nous avons migré dans la petite couronne
Car mon landais voulait « voir un peu de vert quand même » :)

Notre premier appartement dans lequel nous sommes restés 10 ans :
65m², 4ème sans ascenseur, 2 chambres
(Dont « la chambre de Victor » comme l’appelaient nos amis
Nous qui ne devions avoir que des garçons dont l’ainé se serait appelé ainsi).
Enfin ensemble.

Et puis la vie qui avance dans cet appartement :
Les soirées pleines de rire, les retours de match de rugby (Racing Metro ou Stade Français ?),
La demande en mariage, le mariage civil, les grossesses l’arrivée de Joséphine,
Adélaïde, puis Madeleine,
Les belles rencontres, les amis pour toujours, la famille, les Noël, les anniversaires …

On a aimé et profité de Paris :
Ses monuments, ses expositions, ses restaurants, ses quartiers,
(Je souris encore en repensant au « marathon découverte des arrondissements » avec les copains
Au tout début de notre vie là-bas : un bar par arrondissement du petit dej du matin
Au digestif du diner où l’on payait à tour de rôle.
J’avais refusé l’addition du digestif en plein Saint-Germain-des-Prés :))
On a fait du shopping dans tous quartiers, on s’est fait des amis aux quatre coins de la capitale.

Puis quand les enfants sont arrivés, cela est devenu plus compliqué :
Les trajets en transport nous semblaient longs,
Les parisiens nous semblaient stressés,
La vie nous semblait chère,
L’appartement était trop petit,
Nos samedis étaient envahis par la vie sociale de Joséphine
(La danse, les anniversaires …) …

Maddie Douce est née le 24 septembre 2015.
Nous avions le sentiment alors d’arriver à la fin du modèle :
Le ryhtme était speed avec 2 filles alors 3 !

Nous savions que notre vie allait être modifiée à court terme :
Nous ne tiendrions pas longtemps dans 65m² à 5 avec une chambre d’enfants toute petite,
Nous allions devoir quitter notre ville aimée, nos amis, nos repères, notre nounou chérie.
Mais nous n’avions pas encore statué sur la suite.

La province était une simple option
Mais surtout une sorte de « refrain » rassurant que nous chantions
(Notamment Chéri Chéri le Landais qui n’assumait pas le « 92 » sur l’acte de naissance de ses enfants ;))
« Un jour, on rentrera chez nous à Bordeaux » revenait fréquemment depuis 10 ans,
Un peu comme « un jour, je referai du sport » ;)

Le 1er mars 2016,
J’étais en congé maternité, je devais reprendre le 1er avril.
Chéri Chéri attendait de son côté un mouvement interne.
Et la proposition qui lui a été faite a été un poste à Bordeaux,
A prendre un mois plus tard : le 1er avril, nous avions 3 jours pour répondre.

Voici les raisons pour lesquelles nous avons accepté :
* le « slow life »
Ralentir le rythme, profiter les uns des autres, ne plus enchainer sans cesse
* le coût de la vie qui devait permettre de mettre de l’argent de côté et de devenir propriétaires
(Ce qui semblait impossible à Paris)
* la proximité de nos familles
* le climat, la proximité de la plage et des Landes
Et surtout :
* la qualité de vie pour nos filles

A ce moment de ma vie, tous ces arguments semblaient répondre à mes états d’âme :
Je ne savais pas encore à quel poste j’allais rentrer de congé maternité,
Je travaillais dans un grand Groupe et comme pour Paris, j’en voyais tous les défauts :
L’inertie, les grandes réorganisations compliquées, le temps de prise de décision, etc
J’avais du mal à me projeter, je ne savais plus ce que je voulais faire ‘ensuite’,
Je n’avais plus vraiment de projet professionnel.
Notamment car je trimballais une grande culpabilité de n’être pas assez présente pour mes enfants :
Joséphine était en CP avec des devoirs, Adélaïde allait rentrer en PS à la rentrée suivante,
Madeleine était mon tout dernier bébé dont je voulais profiter.
Mon rôle n’était-il pas d’être à leurs côtés ?

C’était l’occasion de faire pause, de profiter, de voir ce que je voulais faire de ma vie,
De notre vie.
J’ai donc posé ma démission pour suivi de conjoint et nous sommes devenus bordelais,
Il y a 16 mois, convaincue de faire le bon choix pour mes enfants.

Convaincue mais pas naïve :
J’avais conscience en partant que trouver un emploi allait être compliqué,
Que je risquais de partir vers un « job alimentaire » mais je m’en pensais capable
Au vu des autres avantages acquis,
On m’avait alerté également sur les « bordelais » jugés « particuliers ».

Après 16 mois d’immersion, en tâchant d’être le plus objective possible,
Voici ce que je peux dire en reprenant les éléments précédents :

Les bordelais
J’ai été extrêmement bien accueillie
(Il y a beaucoup d’instagrammeuses à Bordeaux)
Effectivement, il y a beaucoup de « bordelais de Bordeaux »
Qui se connaissent depuis toujours, se marient entre eux, font des affaires entre eux,
Se recrutent entre eux.
Bordeaux est une vraie référence pour beaucoup, il y a un moule et des codes très présents.
Parfois cela donne la sensation que rien n’a bougé depuis des décennies.

(J’avoue …
Fut un temps où « je vais chez Maman au Ferret » ou « je reviens de chez ma belle-mère au Pyla »
Commençait à me donner des boutons :p)

Quant à l’esprit, je ne pense pas qu’il soit propre à Bordeaux.
Je pense qu’il est plus lié à la province en général.

Le slow life
Effectivement on a levé le pied mais parce que j’étais à la maison.
Chéri Chéri ne connait ni notre pédiatre, ni le supermarché, ni la prof de danse, ni la prof de caté…
Nos weekends et soirées étaient donc totalement libres.

Mais dans les faits, tout n’est pas plus lent/optimal :
Chéri Chéri avait le même temps de trajet jusqu’au boulot qu’à Paris,
Pour aller « en ville » par exemple (nous habitons dans la ville mais pas en hypercentre)
Le bus n’est pas si rapide ni si régulier.
J’avais aussi vite fait de me retrouver à Saint-Lazare dans le passé.

Les horaires des enfants sont compliqués :
Le mercredi je récupérais Adélaïde à 11h45, Joséphine a 12h.
Elle avait danse à 14h, catéchisme de 17h30 à 18h45 dans le quartier d’à côté.
Le jeudi Adélaïde sortait à 16h, Joséphine à 16h30
Adélaïde avait danse de 17h à 17h45.
= Beaucoup de mini allers-retours qui ne laissent le temps de rien.

Le corps médical est moins représenté
(Il y a aussi des mois d’attente avant d’avoir un rendez-vous)
Et donc les médecins ne sont pas forcément près de chez vous.
N’oublions pas que tout est fermé le dimanche, voire le lundi
Plus de Monop ouvert jusqu’à 21h, des commerces moins proches etc

Niveau shopping, j’ai arpenté les 3 rues que j’aimais
(Avec parfois l’envie de prendre le métro pour changer d’arrondissement ;))
Et me suis habituée à ne pas voir les collections complètes (sélection uniquement)
Ou à renoncer à un achat car article indisponible et pas d’autres boutiques sur place.
Ce n’est pas la fin du monde me direz-vous,
Certes mais impossible de faire vivre un blog mode enfant
Quand les collections arrivent 2 mois après Paris :)
Tout à alors déjà été dit par d’autres.

Le coût de la vie
Ok, le coût d’un caddie est moindre
Mais les salaires le sont aussi et pas qu’un peu !
Pour vous donner une idée, j’ai 10 années d’expérience
Et on me proposait mon salaire parisien d’embauche à la sortie de l’école.

Les loyers sont plus bas mais le SMIC des nounous reste le même
Or il nous aurait fallu une nounou à plein temps si j’avais travaillé
(Puisqu’il n’y a pas danse/caté/etc le weekend et que les horaires des cours sont compliqués.
Pour ceux qui pensent aux crèches : il n’y a qu’une commission d’attribution par an
Qui se réunit en mars.
Pas de dossier en mars = aucune chance avant l’année suivante.

Quant à acheter une maison, avec la LGV, les prix ont flambé.
Ce n’est pas Paris mais ce n’est pas si accessible que cela si vous voulez
3 ou 4 chambres, un bout de jardin et surtout être proche d’une bonne école.

Autre grand sujet justement : les « bonnes écoles »
Mes filles sont dans le public par choix
(Pour moi, en gros : privé = cours de caté intégrés = avoir la Foi
Le recrutement actuel dans ces écoles me semble trop incohérent)
Mais au collège, si l’on veut un bon niveau, il est nécessaire passer au privé.
Attention aussi aux nouveaux quartiers dont on parle beaucoup
Mais dont les écoles ne sont pas encore disponibles …
(Sans parler des appartements aux chambres minuscules parait-il).

La proximité de la famille
Je crois que nous avons plus vu nos parents quand nous étions à Paris
Qu’à Bordeaux;
Car finalement 1h30 de route c’est peu et trop à la fois.

Le climat
Les mois de mai/juin septembre/octobre sont canons !
Quand Paris est sous la grisaille et que l’on commence à bronzer
C’est très agréable.
L’hiver n’est pas rude, nous n’avons même pas sorti nos doudounes.

Mais il ne faut pas oublier ce que j’ai surnommé la fameuse « mousson »
Du climat océanique.
De longs mois avec de grosses averses qui, en général, aiment les sorties d’école !!!

La proximité de la plage et des Landes
Nous sommes peu partis à la plage.
Je n’en suis pas une grande fan d’une part,
D’autre part, il faut penser aux kilomètres de bouchons
Chaque vendredi soir/samedi matin, dimanche soir.
Sans parler du fait que l’on constate une vraie « transhumance »
C’est à dire que vous y retrouvez tous vos voisins.

En revanche, nous avons beaucoup profité de la maison de mes beaux parents
Dans les Landes
Et c’était extrêmement agréable de pouvoir se retrouver à la campagne
Autour de la piscine tous les vendredis soirs
Et cela nous manquera !

La qualité de vie pour les filles
On entend que la province apporte beaucoup aux enfants
(A part un rythme plus lent, et encore si et seulement si maman est à la maison,
Je ne vois plus de quoi on parle)
Moi, j’ai plutôt réalisé que Paris leur offre énormément d’opportunités.

Je dirais simplement que Paris m’a terriblement manqué pour sa culture,
Sa diversité et son ouverture d’esprit.
La vie parisienne rend aussi les enfants bien dégourdis à mon sens.
En tout cas,  la capitale répond plus à mes attentes en termes d’éducation et de vision du monde.

Le monde de l’emploi
Le gros sujet qui a fait pencher la balance vers un retour à Paris.
Je travaillais donc pour un géant des cosmétiques.
J’étais chef de projet digital rattachée aux Systèmes d’informations.
En gros : je faisais la chef d’orchestre entre les marketing digitaux et les prestataires informatiques
Pour tous les développements d’outils/de sites d’une division.

En arrivant à Bordeaux, j’avais conscience que ce métier d’interface n’existerait pas.
(Il n’y a ici peu de grands groupes – essentiellement aéronautiques-, quelques PME, beaucoup de TPE)
J’arrivais humblement : je n’attendais pas de tapis rouge pour mon expérience
Mais pensais qu’un directeur général de PME pourrait voir une opportunité
A intégrer dans ses équipes une ressource ayant l’expérience d’un grand groupe
Et qui pourrait apporter une autre vision des process, des projets etc.

Premier contact avec Pôle Emploi :
Bordeaux = premier marché caché de France.
Très peu d’annonces de cadres, il faut ouvrir des réseaux
Dans lesquels il fait bon d’être bordelais pure souche.

(Je passe sur les « vu votre CV, on ne peut rien pour vous »,
« Oh là là madame, vu votre parcours ca va être dur ! »
Ou même les :
« Durant cette formation, vous pouvez garder vos téléphones allumés et même surfer sur internet
Pour moi, il faut juste que vous ayez signé la fiche de présence »
Et toutes les aberrations que j’ai vu lors de mes entretiens chez Pôle Emploi !)

Premier secteur qui m’a attirée : le vin.
J’ai eu de la chance, j’ai rencontré 2 personnes extra (Caroline, Bernard : encore merci !)
Qui m’ont ouvert leur réseau, m’ont formée et m’ont expliqué le contexte actuel du vin de Bordeaux :
Mauvaise image mondiale (Bordeaux bashing), grosse concurrence de l’Amérique du Sud et de l’Asie,
Besoin d’aller chercher les jeunes, de faire de la prescription, de susciter le désir etc

Idéal pour moi : cela sonnait présence digitale !
BtoC, réseaux sociaux, events …
Ne pouvant avoir un métier d’interface,
Je me devais de choisir entre ma casquette IT (valorisée par mon expérience pro)
Ou ma casquette digitale business (valorisée par ma passion du marketing digital et par le blog).
Forcément, j’ai sauté sur cette dernière.

Comme je ne fais jamais les choses à moitié,
Si je connaissais bien les rouages d’un projet e-commerce, d’un site de contenu etc,
Je me devais d’étudier un peu mieux la partie stratégie
Pour théoriser tous les concepts que j’avais senti via mon accompagnement des métiers dans ma vie pro
Ou via le blog qui a été très riche en enseignements sur le sujet.

C’est ainsi que j’ai commencé à réaliser des MOOC,
A lire des dizaines de livres pour apprendre.
Auto-formation qui s’est transformée en passion
Dont je vous ai parlé dans la fameuse rubrique « Ere Digitale »

Cela m’a permis d’ouvrir les portes du monde du vin
J’ai rencontré des petits et gros négoces, des petits et grands châteaux, des pure players.
J’ai été confronté à des DG, des DM, des propriétaires.
J’ai fait du conseil et suis petit à petit tombée des nues.

Divers niveaux :
« Étés-vous sure que l’on peut vendre du vin sur internet ? »,
« Vous savez le digital … Ce n’est pas encore arrivé jusqu’ici »
« Le monde du vin est très fermé, nous ne souhaitons pas exposer les familles historiques bordelaises sur internet »
D’un château très connu :
‘Nous avons déjà 30 000 fans sur notre page Facebook, ce n’est pas assez ? » etc

Et le pire, les entretiens discriminants !
D’un Directeur Marketing d’un des plus gros négoces :
« Vous dites avoir 10 ans d’expérience mais avec 3 congés maternité cela ne fait plus que 7
Vous êtes donc junior ? »
Ou encore les horripilants :
« Vous êtes une femme, avec un diplôme et de l’expérience.
Cela va être compliqué. Vous ne voulez pas vivre de votre blog ? »
Et les fabuleux : « Êtes-vous bordelaise ? »

Je passe sur les délais de réponse voire les non réponses
Aux messages envoyés suite à entretiens.

J’ai ensuite essayé d’autres secteurs d’activité,
J’ai rencontré des « amis de Monsieur Juppé »,
Des chasseurs de tête en tout genre,
Des « amis d’amis d’amis », des DRH etc
A la recherche de quelque chose qui me correspondrait.

J’aurais pu trouver mais en revenant vers des projets informatiques très classiques (type SI RH)
Donc très loin de ce qui me fait vibrer.
J’ai alors réalisé l’importance de mon job dans ma vie
Et que je ne saurais pas prendre quelque chose d' »alimentaire » dans un tel contexte.

Au delà de mon cas particulier, j’ai quand même constaté que le marché de l’emploi
Est très stagnant dans cette ville
Je pense que le « slow life » se retrouve aussi dans l’économie et explique le peu de turn over.
J’ai trouvé les sociétés clairement moins ambitieuses qu’à Paris.
(Mais cela peut s’expliquer par le fait que je suis formatée « grand goupe »
Je n’ai toujours connu que cela : une vision axée business à 100%, l’envie d’aller toujours plus haut
– Ce qui peut être tout autant positif que négatif –
Je suis un robot de la performance
Et ma projection dans des structures plus petites, moins au courant et moins motrices
Etait certainement compliquée).

Ce peu de turn over explique la multitude d’auto-entrepreneurs :
Quand il n’y a pas de job, il faut le créer.
Mais quid d’un marché avec X toutes petites sociétés qui proposent des choses similaires ?
Et puis l’auto-entrepreneuriat est un esprit qu’il faut avoir
Et qui n’est pas le mien.

Tout cela cumulé :
J’ai réalisé petit à petit que je ne ferai pas à cette nouvelle vie.
Mais dans un premier temps, j’ai mis cela sur le compte de mon caractère :
J’ai horreur du changement, l’inconnu me fait peur, j’ai besoin de stabilité,
Je déteste attendre, je suis une angoissée etc
Et quand j’en parlais avec Chéri Chéri lui aimait sa nouvelle vie
(Tu m’étonnes : avec moi à la maison c’est la belle vie !
Même si la soupe à la grimace/deprim du soir ne devait pas être agréable à vivre).

J’ai persévéré, j’ai essayé, j’ai voulu me convaincre,
Je nous ai laissé su temps.
Chaque nouvelle rencontre nous enseignait quelque chose.

Jusqu’à ce jour où mon ancienne société m’a fait une offre.
Un nouveau métier, ma formation valorisée,
Un périmètre qui me correspond totalement, une équipe pleine de pep’s,
Des challenges excitants.

J’avoue ne pas avoir hésité à évoquer un retour à Paris
Mais ce fut très dur pour mon mari
Dont les valeurs sont le respect, la fiabilité, la confiance etc,
Il avait le sentiment de trahir son équipe demandant à repartir après quelques mois.
Cette décision a été difficile à assumer pour lui.
Mais ses responsables ont été très compréhensifs et nous leur en sommes vraiment reconnaissants.
Sa mutation interne est actée.

Certains penseront que 16 mois est une période trop courte pour s’installer dans une nouvelle vie.
Je pense de mon côté que quand aucune case n’est cochée,
Il ne faut pas insister. J’ai peut être tort.
En tout cas je pense avoir réellement essayé.
D’ailleurs, Pôle emploi n’en revient pas du nombre de portes
Que j’ai réussi à ouvrir en si peu de temps,
J’aurais peut être dû insister mais j’avais trop l’impression de me sacrifier
Et de ne pas faire les bons choix pour mes enfants.

Dans le même temps, je repense à la pédiatre que j’aime tellement,
Qui, dès notre première visite m’avait dit :
« Vu votre profil, repartez vite ! Bordeaux va vous détester ! »
Ou encore à cette bordelaise vivant à Paris me disant :
‘Juppé a fait une très belle boite mais attention il n’y a rien dedans ! »
Peut être sommes nous arrivés trop tôt ?
Peut être que mon profil n’était pas adapté à l’économie locale ?

En conclusion, je ne regrette absolument pas cette expérience.
Car j’ai l’impression d’avoir grandi.

D’une part, j’ai profité pendant presque 2 ans de mes filles
Et ça cela n’a pas de prix.
D’autre part, j’ai beaucoup appris sur moi :
Qui je suis, ce que je veux, mes valeurs, mes attentes, mes priorités.

Je sais désormais que je ne suis pas une mère au foyer.
Joséphine me réclame le centre aéré, Madeleine a fait peu d’activités avec moi.
Je sais désormais où est ma place et je reviens avec un réel engagement et une énergie que j’avais peut être un peu perdue.

Je saurai aussi apprécier la chance de faire partie de la société à laquelle j’appartiens
Elle propose une qualité de « gens », une qualité de jobs, une qualité d’encadrement,
Des opportunités d’évolutions, de formation
Mais aussi un dynamisme et une énergie hors du commun.

Enfin, sans ce break, je n’aurais pas pu comprendre à quel point le digital me passionne.
J’ai maintenant un réel projet professionnel
Et je n’aurais pas eu les responsabilités que je vais prendre à la rentrée sans cette expérience.

Je sais désormais que le speed est mon rythme.
La douceur de vivre n’est pas pour moi.
C’est fou d’écrire cela mais c’est ainsi !
On se reposera plus tard :)

J’ai appris également que je devais faire attention à voir le verre à moitié plein
Et que notre vision est souvent biaisée.
Je n’avais que de bons souvenirs de Bordeaux or en y revenant,
Tout mon passé a resurgi, le bon comme le mauvais.
A l’inverse, je ne voyais plus que les inconvénients de Paris
Alors que maintenant j’en réalise tous ses avantages.

Il ne faut pas oublier aussi que c’est grâce à Bordeaux et à la rencontre avec le kinésio
Que notre Chonchon national dort et ne fait plus de caprice !
Rien que pour cela, cela valait l’aller-retour !
(Même si maintenant elle a pris un bon accent du coin !!!!
« Reuse » pour Rose, on a évité de justesse le « Madeuleineu » ;))

J’ai aussi testé mon couple mine de rien.
Certains ont vu dans mon attitude le retour de la capricieuse, enfant gâtée
D’autres ont compris,
Certains s’étaient douté me connaissant bien que le choix de Bordeaux ne serait pas extraordinaire
D’autres encore admirent mon mari d’accepter ce retour en arrière.
En tout cas, c’est la première fois en 14 ans que nous n’avions plus les mêmes idéaux.

Certaines discussions furent compliquées car le choix à faire n’était pas anodin,
Avec 3 enfants et des carrières en jeu, il fallait être surs,
(J’ai d’ailleurs très mal vécu cette période durant laquelle j’ai eu l’impression
De devoir sacrifier soit ma propre carrière en restant à Bordeaux soit ma famille en rentrant à Paris,
Avant de comprendre que pour mes filles Paris serait un atout tout comme une maman équilibrée)
J’ai versé beaucoup de larmes, j’ai frôlé la déprim, j’ai baissé les bras,
J’y ai cru, j’ai essayé, j’y ai mis toute mon énergie,
Mais surtout j’ai pu constater à quel point mon mari me connait, me soutient et m’aime.
Nous en sommes encore plus forts, plus surs que jamais de notre couple …

… Et prêts à affronter la rentrée qui va être sportive :
Je repars seule avec mes 3 filles dès la rentrée.
Chéri Chéri nous rejoindra dès qu’il le pourra, au plus tard le 1er décembre.
Nous avons trouvé un appartement qui sera en travaux en septembre.
(Dans notre ancien quartier)
En attendant ce sera Airbnb !

Joséphine est heureuse de retrouver ses amis,
Adélaïde ne comprend pas bien ce qui va arriver ni pourquoi ses maitresses pleuraient le dernier jour
En lui souhaitant de bonnes vacances
Et Madeleine ne réalise pas que sa vie va changer
(Nous avons trouvé une nounou qui semble extra !)
Chéri Chéri est impatient de nous retrouver.
(Joséphine lui a fait une jolie carte d’anniversaire :
‘Quand on te manquera trop Papa,
Ouvre la fenêtre et on sera là » :)

Quant à moi, j’ai commandé mes fournitures :
Un carnet de note doré, des crayons tout neufs.
J’appréhende un peu cette rentrée particulière je vous l’avoue
Mais en temps, je suis tellement heureuse, impatiente et excitée
Que je me dis que c’est le bon choix !

Voilà donc mon expérience de Bordeaux.
La ville fut professionnellement décevante mais riche en enseignements.
J’ai fait pause, je me suis recentrée/ressourcée et c’est maintenant reparti !

J’en profite pour dire merci à :
Caroline pour tous nos fous rires et son humour caustique,
Sabine et Florence pour leur réel soutien,
Stéph. pour ses aventures pro et perso trépidantes,
Sandrine, Augustin et Clémence pour leurs visites,
Virginy pour ses multiples invitations,
Marie-Agnès qui m’a comprise,
Maitresse Sandrine qu’Adélaïde aime tellement et que j’aurais voulu mieux connaitre
(Partie remise à Paris).

Je demande pardon à toutes les instagrammeuses que je n’ai pas pris le temps de rencontrer :
Entre mes périodes down, mes recherches, Madeleine a plein temps
Puis les séries d’allers-retours à Paris,
Je n’ai pas toujours répondu et en suis désolée.

Je termine par un message à mon mari.
Merci d’être celui que tu es, merci de me connaitre mieux que je ne me connais moi-même,
Merci de toujours croire en moi, merci de ton soutien inconditionnel,
Merci de me remettre les pieds sur terre quand il le faut.
Merci d’avoir mis en jeu ta propre carrière pour la mienne
(Je suis heureuse que cela se finisse bien pour nous 2)
Merci pour cet anniversaire surprise qui est arrivé vraiment au moment où il le fallait :
Celui où  j’étais perdue et avais besoin d’être entourée
Merci de continuer la route avec la femme-enfant que je suis.
Je t’aime et j’espère être à la hauteur.
J’ai hâte de te retrouver à mes côtés toutes les nuits.

Paname, Paname, on arrive !

89 comments

  1. Pauline says:

    Bravo à vous deux, vous 5 pour cette décision, cette expérience, et Bon retour chez Nous
    Je me reconnais à 100% dans ce que tu décris alors j’avoue que ça fait du bien de lire une démystification de La province. C’est en effet très personnel Mais je m’y retrouve parfaitement. Je profite alors de biarritz avant de rentrer dans mon 9eme chéri ;-)
    Belle rentree ! You gonna rock

  2. fabienne says:

    Bravo Clémence pour ce billet plein d authenticité et d’humilité !
    La fin du texte offerte à votre époux est magnifique!
    On fait des choix dans nos vies et parfois ils ne nous satisfont pas comme envisagé. . espéré. ..Soit on s’obstine soit on se remet en question pour changer la direction . Vivez à votre rythme naturel « le speed »et vous aurez du temps …plus plus tard pour opter pour « la douceur de vivre » …
    Quand nous vivions à la Réunion je me souviens du pédiatre qui nous disait combien ….Le métro parisien lui manquait …et son odeur ….et oui il a quitté cette île paradis pour retourner …vers le métro ..
    Laisser parler son coeur … et savoir que rien n’est acquis ni figé. …tout évolue en se donnant les moyens pour y arriver !
    Bravo Clémence ! Vous lire aujourd’hui est un plaisir retrouvé et vous envisager dans des beaux demains plus encore ! Je vous embrasse ! Belle Route de Vie !

  3. Manu says:

    Bravo pour ce récit à cœur ouvert qui m a profondément ému . C est très courageux d avouer qu une décision pourtant réfléchie ne donne pas satisfaction. Je me reconnais quand tu écris que tu as culpabilisé car partagée entre ta vie de famille et ta carrière. Je pense que la vie des mamans qui travaillent c est toujours de ménager la chèvre et le chou ! Je vous souhaite une bonne installation à 4 puis à 5!

  4. Anne Sophie says:

    wouahou mais quel bilan! J’ai lu avec avidité je l’avoue. Très intéressant ce point sur un choix, fait dans un certain contexte, et qui n’a pas fait l’affaire. Tu détailles tout très bien, le pourquoi, le passé, le comment, les suites… C’est vraiment à lire comme un roman ;) je crois que nous, femmes actives ou au foyer, mères, nous nous posons tellement toutes ces questions : concilier ambitions/vie pro/vie perso/famille/impératifs divers… C’est une équation à l’infini!
    Je ne vais pas dire que j’admire ton analyse, car je n’aime pas trop ce terme, mais tu as su gérer tout cela de main de maître et surtout, surtout, tu as su reconnaître que non, ce choix là n’était pas le bon. Pour tout un tas de raisons, personnelles, intimes, que tu détailles très bien encore une fois. Bon j’avoue je m’étouffe un peu sur le « bonnes écoles » ;) mais parce qu’ici il n’y en a que 2, une privée, une publique. Le terme me crispe toujours un peu (mais on ne va pas se mentir, moi aussi je me poserais la question si elle se présentait) Et ayant fait toute ma scolarité dans le public, je m’étouffe encore un peu sur le fait que dans le secteur où tu étais il faille aller dans le privé au collège pour que ce soit d’un bon niveau. Mais ce n’est en rien un jugement et quand on a des enfants on est hyper attentives au cadre qu’on leur offre c’est certain. Bon passons, ça ça n’a pas d’importance je digresse ^^
    Je voulais réagir sur Bordeaux et le vin : je travaille dans le secteur, mais dans une toute autre région et c’est vrai : les bordelais (dans le monde du vin hein j’insiste!) ont une réputation très particulière et en général ils sont peu appréciés par le reste de la France ^^ (par ignorance, par cliché… par tout ce qu’on veut). J’ai eu récemment une grosse réunion à Bordeaux et c’est vrai le monde viticole de Bordeaux est vraiiiiment à part (peut être comme en Champagne d’ailleurs). Ca m’a donc fait sourire de te lire car oui, ce milieu là n’est pas simple! Tu t’es attaquée avec beaucoup d’énergie à une vieille dame qu’il ne faut pas trop bousculer ^^
    Je me suis pas mal reconnue dans tes écrits, sur la vie en prépa, le souvenir qu’on en garde, la séparation avec chérichéri (4 ans de trains ici, avec des dimanches soirs riches en larmes… saletés de trains du dimanche soir!), et surtout surtout : la vie qu’on se construit, les aspirations qu’on a, les envies qui se concrétisent ou pas, le sentiment -souvent- qu’on sacrifie quelque chose (vie pro ou familiale…), ce tiraillement est difficile et nous touche surtout nous les femmes hein?
    Je retiens que tu as eu le courage et la lucidité de dire stop, là ça ne va pas, et ça n’ira jamais. Faisons autrement. Malgré le côté « oh la belle vie en province, oh tu profites de tes filles, etc etc » qui doit bien mettre la pression. pas facile c’est certain mais au final tu es bien entourée, tu sais forcer la chance et ça passe. Alors bravo pour ce parcours, cette parenthèse. Je vous souhaite, à toi et ta famille, une belle rentrée parisienne, et beaucoup de succès. Mon mari clodoaldien vous trouverait fous de retourner là bas, lui qui aime tant sa vie provençale ^^ mais justement, c’est bien ce que dit ton billet : nous faisons des choix personnels, avec nos envies, notre passé, notre présent, notre futur.
    Que le tien soit toujours beau!

    • Les Trouvailles says:

      Merci pour ton commentaire !
      Pour les écoles, je t’avoue que moi aussi cela me crispe. Forcément on regarde le cadre donné aux enfants mais je sors du public d’Agen (où le choix n’était pas grand), mon mari du public de Dax (encore moins grand) et on s’en est sorti quand même. Après je pense qu’à Paris, tu peux créer mine de rien un réseau (et encore il faudrait être à PAssy, Stan et autres) mais ce mot aussi me donne des boutons appliqué au jardin d’enfants !

  5. Ulrique says:

    Canon! Bravo! Le plus important c’est de ne rien regretté et de foncer. J’ai hâte que tu nous en dises un peu plus sur ton nouveau boulot!
    Bonne préparation de la rentrée des filles et la tienne!

  6. aloreedubois says:

    Merci et bravo pour ce retour d experience tellement honnête et courageux que j ai lu a haute voix a mon mari et dans lequel nous avons reconnu certains de nos « combats ». Si nous n envisageons pas de quitter Paris pour le moment, notre entourage proche nous y incite beaucoup et ne comprend pas notre resistance, notre envie de perseverer dans cette « vie de fou ». De même, notre choix de favoriser nos deux carrières, sans que je me sacrifie pour assurer un certain confort a notre famille est rarement compris… Je crois que vous avez bien résumé toutes les interrogations des femmes ajd – meme si ce n est pas le but premier de l article-, cette culpabilité de ne pouvoir être partout a la fois et en même temps de faire des choix qui nous épanouissent au detriment de cette « slow life » tellement valorisée.

    Pour avoir testé la vie de mère au foyer un peu contrainte pendant 6 mois, c était aussi la « soupe a la grimace le soir », et mon mari m a vite supplié de reprendre le boulot !!!

    Encore merci !

    • Les Trouvailles says:

      De rien ! Je crois qu’on ne rêvait pas de province mais peut être juste de changement.
      Il faut connaitre autre chose pour pouvoir comparer. Et c’est vrai qu’il est compliqué de trouver son équilibre, l’équilibre du couple et celui de la famille.
      Mais aucun regret pour moi : même les filles ont hâte de retourner en arrière tout en allant en avant !

  7. Lilie C'est Trop Ptit says:

    J’ai vecu toute mon adolescence à Bordeaux. Comme vous, j’y ai fait mes études. J’ai adoré cette ville mais voilà, depuis quelques années, je ne la reconnais plus. Après Toulouse, après Nantes, voilà que les médias ont fait de cette ville un nouvel eldorado. Au debut des années 2000 j’ai vu les travaux, les plans de re qualifications de certains quartiers. Les barres d’immeubles ont été rasées mais qu’elle ne fut pas ma surprise de voir, au même endroit, des résidences flambant neuves sans espaces verts ni services de proximité. Bordeaux construit à toute allure sans penser aux écoles… que vont devenir tous ces nouveaux habitants séduits par cet art de vive, par cette ville d’histoire située à une heure de la mer (même en 1992 aller à Lacanau en 1h était impossible, bouchons obligatoires!)- on dirait une brochure vantant les qualités d’une destination estivale !!!!! Cette ville est devenue tentaculaire mais rejettent, comme Paris, les familles loin du centre. Oui il peut faire bon vivre là-bas, à condition d’avoir des moyens financiers très importants!!! Depuis j’y retourne fort souvent, j’interviens régulièrement à l’université mais je m’y rends uniquement en train (impossible de circuler en voiture dans cette ville et son agglomération ). Quitte à faire des sacrifices, autant que vous ayez quelques avantages en retour. Chère Clémence, je vous comprends!!!! Et vos articles me manquaient beaucoup aussi alors je me rejouis de votre nouveau départ! Je vous souhaite Une belle réussite pour ce nouveau job et plein de bonheur partagé en famille.

  8. marie says:

    Merci beaucoup pour ce retour généreux et franc que j’attendais avec impatience! Vous me confortez dans mon envie de rester à Paris (ou de migrer vers d’autres capitales étrangères), mais comme vous, je crois que la province n’est pas pour moi, même si cette rêverie vers un ailleurs fantasmé revient souvent. Vive les petits appartements entourés de grands terrains de jeu stimulants!
    N’hésitez pas à faire des revues de collection même avec retard, c’est toujours intéressant d’avoir votre regard et votre recul face aux engouements collectifs sur IG – et je ne pense pas être la seule à attendre un peu avant d’acheter (même si nous avons eu un été un peu particulier cette année, j’ai toujours du mal à me projeter quand les collections hiver sortent en juillet-août, et mes envies se dessinent plutôt en septembre-octobre).
    Bon retour (sportif) à toutes les quatre et bonne rentrée!

  9. Anne-Gabrielle says:

    Je vous souhaite un très bon retour à Paris, une ville qui malgré ses inconvénients présentent d’énormes avantages non négligeables !
    Il faut parfois faire des erreurs et se tromper pour prendre conscience de ce que l’on veut vraiment… Je parle en connaissance de cause ;-)
    Bonne fin de vacances aux filles et bonne fin de congé maternité à vous donc !

  10. fanny says:

    Bonjour. Tres interessant à lire cet article. Le choix vous appartient, personne ne peut dire si votre retour parisien est « comprehensible » , « farfelu » , « desolant » et j’en passe. Dans une autre mesure, je suis corse et j’y ai vecu 21 ans de ma vie. Pour des raisons pro je suis devenue parisienne depuis un peu plus de 10 an. Maintenant ? J’ai par 3 fois cette annee eu l’occasion de revivre en corse avec la meme perspectjve de carriere, et croyez moi… je ne veux plus. Je pourrais etablir comme vous un listing des pour et contre et comparaison mais non… ceci m’est propre. Je suis heureuse a paris et fiere que mes 4 enfants y vivent. je commente peu mais je vous suis sur ig (la~fille~du~maquis). A bientot la bas…

  11. Les beaux Goff says:

    Quel bilan !! Moi qui ai toujours souhaité éviter Paris (avec un mari mili (ça devient de +en + compliqué avec la prise de responsabilité…), je comprends pourtant très bien vos arguments, mais mon enjeu pro n’est pas le même ! (Nous envisageons plutôt la campagne que la ville de province Et Le micro-entreprenariat pour moi)…. mais 16 mois pour réaliser qu’on prend une mauvaise direction, c’est suffisant ! Bonne rentrée et bonne reprise! L’enthousiasme est très agréable à lire dans vos billets !
    Sterenn

  12. mesange_paris says:

    Merci Clémence pour ce long billet que j’attendais avec impatience (nous apprêtant à faire le chemin Paris-province dans quelques mois!). Dans tes lignes tout cela sonne comme une évidence donc c’est certain que vous faites le bon choix et c’est génial que ton mari te soutienne sans réserves et avec amour!
    Comme tu le dis très bien l’essentiel c’est que rien ne soit figé et qu’on s’autorise de nouveaux changements (et heureusement qu’à notre âge rien n’est définitivement tracé d’avance!) en apprenant de ses erreurs et en venant mieux ce que l’on désire. Du coup votre retour à Paris n’est absolument pas un retour en arrière mais une nouvelle étape en avant!
    Après, comme toi, ces discours sur les bonnes écoles, les gens « fermés » m’agacent un peu…Car je pense qu’il ne peut pas exister de ville en France où il n’existe pas de futurs amis potentiels et où il n’y ait pas un(e) gentil(le) maître (sse) qui saurait voir le potentiel de nos enfants et les faire grandir.
    Bref, bon retour par ici!!

    • Les Trouvailles says:

      Je suis partie dans cette optique là. Force est de constater tout de même une grande différence avec Paris et maintes fois j’ai été surprise par les attitudes et comportements. Après, on s’y fait … ou pas ;)
      Belle nouvelle vie à vous ! UQe ce changement soit un succès !

  13. Sandrine says:

    Quelle lucidité, quelle analyse! J’ai dévoré votre article. On a le droit de se tromper, par contre il serait idiot de persévérer dans son erreur. Vous ne l’avez pas fait et ça demandait quand même une bonne dose de courage. Je vous souhaite une belle nouvelle vie parisienne et j’ai hâte de lire vos futurs articles (j’espère que vous aurez le temps d’en écrire).

  14. clem says:

    Bravo pour votre billet, je vis la même situation à Nantes ! j’ai trouvé très agréable de lire votre texte, il est juste en tous points.

  15. Francine says:

    Quel billet ! Mais je me reconnais aussi …parisienne depuis 11 ans en novembre dernier on a pensé (eu l.opportunité) de revenir dans notre province natale ! Mais la perte de « tout « à proximité nous a fait comprendre que nous étions devenus parisiens …nos enfants aussi sont dans le rythme aussi ! Je crois qu’on monte au départ pour le travail mais.après quand on a sa.petite famille on.s y plait ! Bon courage pour la suite ! C est la première fois que je commente alors que je vous suis ! Ce billet me touche beaucoup ! Merci de ce partage de votre bilan qui me conforte dans notre choix…

  16. NICOLAS says:

    Bien résumé. Suis provinciale Hauts de France d’origine (14 déménagements). A Paris, au moins avec mon époux on change de job facilement sans vendre notre maison, et que dire de nos enfants ados qui n’ont aucune envie de migrer hormis à NewYork !!! J’ai des envies de retour dans ma campagne mais pas sans un vrai projet professionnel, que la première qui pense que les études supérieures pour les filles c’est juste avant les enfants nous jette la première pierre Notre aînée va entrer en Fac de Droit à 2 stations de Rer… Pour La slow Life on va plage Benoît, isnt’it ?
    Belle rentrée à toute la famille

  17. Taniouchka says:

    Bravo ! Pour avoir essayé, pour vous être surpassée & pour votre force à tous les deux! Merci pour cet article… on oublie souvent de s’écouter. Pour être bien&adonner le meilleur à son mari/enfants, il faut être bien soi-même. Je suis maman de trois enfants eu foyer et très heureuse! Nous avons toutes des idéaux / rêves différents ! Le principal étant de trouver ce qui nous correspond. Et arrêter de chercher le bonheur… qui se trouve souvent juste devant nos yeux. Bon retour à Paris…

  18. Lil says:

    Merci mille fois pour ce beau partage d’expérience. J’ai lu chaque détail avec attention, 100% parisienne, j’ai la tête qui regarde vers Bordeaux depuis quelques temps alors je connais mal cette ville. Je rêve de slow Life, de ralentir ce rythme de fou… mais peut être pas tant que cela finalement. Les enfants grandissant (ils ont chacun une année de moins que Joséphine et Adélaïde), je profite de plus en plus de Paris, ses expos, ses quartiers, ses boutiques… mais nous ne nous voyons pas avoir un 3e enfant à Paris, rester, c’est donc renoncer à aggrandir la famille, fur choix !

  19. CLa says:

    Merci Clémence pour cet article. J’avais été très surprise par l’annonce du retour à Paris, réalisant en même temps que j’avais en tête un schéma très basique dans lequel ce trajet retour semblait inconcevable. L’article m’a donc bcp intéressée, j’aime y retrouver votre esprit d’analyse et de franchise qui liste les motivations, les impressions, les questions etc. Comme tout le monde je vous félicite sincèrement pour ce courage et cette décision qui semble vraiment être la bonne.
    Il subsiste encore 2 questions pour moi :
    1. Le fait de quitter un travail dans lequel il venait d’arriver était la seule réticence de votre mari ? Partageait-il globalement vos déceptions et regrets par rapport à Paris ? S’est-il totalement fait à l’idée d’élever 3 parisiennes ?
    2. Vous évoquez vos années d’étudiante a Bordeaux mais quid de votre enfance ? J’ai souvent l’impression que le cadre dans lequel quelqu’un a grandi est déterminant pour ses choix notamment vis à vis de ses propres enfants. Ayant moi même passé mon enfance dans le sud et pas en ville, je ne me suis jamais vue élèver mes enfants comme des citadins, du moins pour l’instant mais je réalise doucement que je pourrais changer quand ils grandiront.
    En tout cas quand j’ai débarqué à Paris pour mes études (autant vous dire que « monter à la capitale » après le bac était totalement incompréhensible pour tous mes camarades provençaux…), j’ouvrais de grands yeux à chaque fois que qqun m’expliquait qu’il avait grandi à Paris et je m’empressais de lui poser des questions pour tenter de comprendre comment on pouvait avoir 5 ans et prendre le métro tous les jours, ou bien ne pas jouer dans son jardin mais dans un square ! :-)
    Rencontre de l’amoureux pendant les études parisiennes bien entendu, mariage, tout petit appartement au 6eme sans ascenseur, bébé 1 et cette certitude chez mon mari que Paris ce n’est plus possible. Je suis d’accord bien sûr, mais en même temps quand on évoque concrètement la Province ça ne me donne pas du tout envie. En fait on rêve de partir vraiment. Loin. Et en une semaine ça se fait. Voilà. On part en Afrique on est euphorique ! Cela fait 5 ans, on est terriblement heureux et on rêve de voir d’autres pays avant de rentrer en France ! J’ai la chance d’avoir un métier qui me passionne et que je peux exercer à l’étranger et en plus à mi temps. Donc cette slow life que vous évoquez je la savoure au quotidien ! Et la perspective de devoir un jour rentrer en île de France, reprendre mon travail à temps plein, courir dans les transports, les modes de garde, manquer de temps pour mes enfants, me tord le ventre… Pour le coup moi, je ne suis pas speed ! Ce qui me rend d’autant plus admirative de tout ce que vous meniez (allez mener à nouveau) de front – gros boulot, famille, blog… De même que toutes vos recherches, rencontres, lectures, mooc pendant cette année à Bordeaux pfiou !
    Je crois avoir déjà lu un jour que vous aimeriez partir à l’étranger, je ne sais pas si c’est toujours le cas. Si oui, je vous le souhaite ! L’expatriation est d’une richesse que je ne soupçonnais pas. Le retour sera sans doute dur mais pour l’instant on profite, conscients de notre chance.
    Et croyez moi, ce choix suscite lui aussi des interrogations (Quel sera le meilleur moment pour rentrer pour les enfants ? Pour le travail ? Comment donner des racines françaises à nos enfants ?) et de l’incompréhension (Comment faites-vous pour ne voir vos familles qu’une ou 2 fois par an ? Pour être loin de tout ? Pourquoi vouloir encore un autre pays ? Vous vivez dans une bulle !), de même que le bonheur et la richesse que ce ce choix nous apporte ne sont pas sans difficultés et renoncements.
    Alors vous voyez, nos quotidiens sont assez différents et vos articles sur les revues de collection ne me concernent pas, mais les envies questions et tracas d’une femme / maman c’est universel ! Et malgré toutes mes réticences concernant cet univers blogo-ig, je reste curieuse, j’ai l’impression de vous connaître un peu et j’apprécie donc toujours vos points de vue, vos idées, vos questions, en fait tout ce qui ne concerne pas les habits (deco, jouets, quotidien…) ce quI est absurde je sais pcq c’est le coeur de votre blog ! :-) Bref… belle nouvelle vie à vous 5 !

    • Les Trouvailles says:

      Pour vous répondre :
      Je ne parle pas plus de mon mari car ce blog est le mien. Je parle donc de moi sans trop raconter sa vie à lui. Tout ce que je peux dire c’est qu’aucun de nous ne se « sacrifie » au final et que sa philosophie a été « j’ai été heureux a paris 10 ans , je pourrai encore l’être »
      Je ne suis pas non plus parisienne. J’ai grandi à Agen.
      Quant à l’étranger, je pense que c’est une aventure extrêmement enrichissante. Quelle ouverture d’esprit !

  20. Léger says:

    Quelle décision !!! Si personnelle….Le mieux c’est que VOUS soyez heureuse :) On ne voit que de bons commentaires où sont donc les autres:)). En espérant que votre retour se passe bien ce qui n’est pas du tout gagné, Chéri chéri reste à Bordeaux, nouveau job (vous êtes trop vielle maintenant et on va vous le faire remarquer), nouvelle organisation et vivre dans un airbnb ca craint!!!!! Une organisation aussi logique que votre esprit…Bon courage.

    • Les Trouvailles says:

      Effectivement je ne m’attendais pas à des retours aussi positifs ! Je m’étonnais !
      Alors reprenons calmement pour que vous compreniez mieux :
      * Décision de couple et non décision personnelle
      * Le but justement était une famille heureuse et pas une seule personne heureuse
      * Chéri Chéri reste à Bordeaux 3 mois : d’autres vivent des situations bien olus compliquées même si celle ci n’est certes pas idéale
      * Je suis trop vieille pour un nouveau job ? C’est un drôle d’esprit ! Comment voulez vous évoluer dans votre carrière sans changer de job ?
      * On va me le faire remarquer ? Vous ne bossez donc pas dans une société où les employés font partie de diverses tranches d’âge ?
      * nouvelle organisation ? Je suis la reine de l’organisation rassure vous ;)
      * Vivre dans un airbnb ca craint : c’est un peu snob comme remarque :)
      Je suis navrée d’avoir froissé une bordelaise ;)

  21. drzaharai says:

    Ce billet est passionnant! Je te l’ai déjà dit, je trouve très courageux d’avoir su faire le bilan de cette expérience et d’avoir décidé de prendre le chemin du retour. Comme le disait Nelson Mandela « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends » et on voit combien tu as appris ces 16 derniers mois. On perçoit aussi que le moral revient en flèche après des mois de presque déprime! Bon retour chez nous et soyons fières d’élever des petits parisiens (les petits nés-clodoaldiens étant bien sûr les meilleurs!!!)

  22. Alex says:

    J’ai adoré lire cela mais en même temps cela me fait aussi un peu peur car je suis actuellement enceinte du 3eme et justement, nous envisageons de quitter Paris.
    Vivre à 5 dans 55m2 ne sera pas possible au-delà de la première année (déjà à 4 c’était folklo) et je crois que nous rêvons nous aussi de ralentir un peu le rythme pour profiter plus de l’essentiel.
    J’ai en tête que les horaires de travail en province sont plus light et que notre niveau de vie sera meilleur. J’ai peur d’être déçue. A Paris nous courons le matin pour déposer l’un à l’école et l’autre à la creche, nous rentrons à 19:30 et courons encore pour faire dîner et mettre au lit tout le monde. Le weekend nous étouffons un peu.
    Même si j’adore Paris depuis maintenant 18 ans, je crois qu’un changement s’impose.
    Or, en banlieue j’ai peur d’avoir les désavantages de Paris et ceux de la province car je ne sortirai plus aussi facilement et je n’aurais plus accès aux magasins et tout ce qui fait le charme de Paris.
    Bref, un peu flippant mais au moins lorsqu’on a essayé, on n’a pas de regret, n’est-ce pas ? :-)

    • Les Trouvailles says:

      Tout ce que je peux dire c’est que cette expérience m’a permis de savoir quelles sont mes priorités et revoir mes exigences à la baisse.
      Je sais que je n’ai pas été heureuse dans 120m² en province et que j’aurais voulu revenir dans nos 75m². Tout choix impose ses contraintes. Rien n’est parfait.
      En revanche oui, ici, à 18h tous les bureaux se vident

  23. Galea says:

    Je ne suis pas sure que tu te fasses que des copines avec un billet pareil ! Bref ;-)) finalement le boulot C’est quand même au cœur du bien-être, tu sais combien je te comprends , Et je te trouve courageuse de faire la route dans l’autre sens. Bonne chance pour cette nouvelle vie qui vous attend ;-))

  24. Benedicte says:

    je reste baba devant ce récit sur bordeaux (pardon sur votre expérience bordelaise)
    Quelle énergie ! Paris est faite pour vous! Restez y!
    Tous mes vœux de succès
    Benedicte

  25. Beneficte says:

    Je ne lis pas d’ambiguïté dans mon message mais Oui il est évidemment amical.
    Plus précisément je trouve incompréhensible et regrettable le peu de resultat que vous avez reçu en retour de votre investissement (formation nouvelle, contacts, projets dans le vin). A vous lire je mesure tout ce que vous avez déployé comme efforts et énergie et
    J’en suis admirative. Tout cela a payé et je vous en félicite!

  26. Beneficte says:

    Bordeaux est un cul de sac, géographiquement et professionnellement. Votre expérience l’illustre bien.
    Lille ou Marseille sont plus dynamiques auraient été plus à votre image!!
    Pardon pour ma brutalité!
    Bénédicte

    • Élodie says:

      Je ne suis pas bordelaise, mais j’y vis depuis 10 ans. Et je me sens blessée par certains commentaires. Je crois que nous sommes tous fait pour nous épanouir dans une ville (Paris, Bordeaux, Marseille, … ) Il s’agit de choix personnels, en lien avec notre histoire familiale. Je déplore les jugements que j’ai pu lire. Je terminerai en vous souhaitant une bonne rentrée pour vos filles, un bon retour à la vie active pour vous et beaucoup de bonheur dans cette nouvelle page de votre vie.

  27. Virginie says:

    Quel courage d’admettre que ce n’était pas LE bon choix pour vous, celui qui rend le quotidien pétillant et met des étoiles dans les yeux. On resort plus fort de chaque expérience et on en tire des conclusions, c’est bien ça la vie non ?
    Bon retour à la capitale… ou presque !
    Virginie… ou Virginidole ⭐️

  28. Catherine says:

    Je vous trouve très courageuse et lucide d’avoir su exprimer votre retour à Paris. Je ne sais pas si j’aurais eu ce courage là. Bravo !!! Je vous souhaite le meilleur à Paris et je tire mon chapeau à Chéri-Chéri. C’est un mari extra que vous allez là: il vous a comprise et soutenue. Bravo aussi à lui…
    Juste une question que je me pose, moi la bruxelloise qui n’en peut plus du mauvais temps: vous n’allez pas regretter le climat ? Je reverais de plus de soleil… Mais comme vous, je vis dans une capitale et j’adore ma vie citadine !
    Bisous à vous tous

  29. Marie says:

    J’avais appris votre décision de retourner à Paris sur IG et j’avais hâte de lire votre billet à ce sujet. C’est courageux de changer de ville/travail/vie une fois mais alors 2! Vraiment bravo car certaines personnes se plaignent des aspects négatifs de leurs vies et finalement peu de gens osent se lancer, déménager, changer de travail. Je trouve cela courageux. Je suis contente pour vous et je vous félicite pour ce nouveau job. Je vous souhaite de vous épanouir professionnellement. Vous semblez retrouver le moral et c’est tant mieux, c’est peut être moi mais je vous sens beaucoup plus enthousiaste que lorsque vous êtes partis sur Bordeaux?
    Bon courage pour le déménagement et les premiers mois sportifs qui vous attendent mais je ne doute pas que beaucoup de bons moments seront également au rendez-vous.

  30. sab says:

    Bravo! Pour cette analyse, pour votre courage à dire les choses, oser les changements radicaux, avouer que cela ne va pas et revenir en arrière… combien de gens en auraient le courage?
    Parisienne dans l’âme, mais maman de 3 enfants (et cela change la donne : pour les sorties c’est génial, pour le logement et le climat beaucoup moins) je rêve souvent de Bordeaux, de la proximité de l’océan, de la vie plus douce et d’un logement plus grand… mais j’ai bien peur d’être comme vous et de finalement me lasser de cette vie provinciale tranquille et « limitée » : beaucoup moins de sorties culturelles (théâtre, expos), moins de quartiers différents, de restos et bars à découvrir, etc… gros dilemme!
    Mais ce qui transparaît quand même pas mal, c’est la déception liée au boulot non ? Si vous aviez été embauchée dans le digital dans le secteur du vin, auriez-vous eu cette envie de repartir ?

    • Les Trouvailles says:

      Je me suis posé cette question et je crois que … oui ! Mon critère numéro 1 était la qualité de vie pour mes filles. Et je ne l’ai pas trouvée (à mes yeux). Je les préfère dans la jungle de Paris, ouvertes à tout ce que la capitale leur offre.

  31. Ellettres says:

    Wahou, récit passionnant, et en effet, pas si courant, de « retour sur Paris après un départ en province ». C’est rafraîchissant de lire que les désillusions liées à un projet de vie ne sont pas des échecs mais des occasions de grandir et d’aller de l’avant. Ce n’est pas grave de constater qu’on s’est trompés, au contraire c’est admirable d’affronter les préjugés pour revenir vers ce qui vous correspond vraiment. Bravo ! Et bravo à Chéri Chéri d’avoir cette flexibilité aussi ;) Je te souhaite une belle énergie pour cette rentrée sur les chapeaux de roue. Nous déménageons dans une semaine avec nos 2 filles (3 et 1 ans) pour Lausanne. J’étais fan de quitter la région parisienne (même si on était super bien à Versailles) pour un pays que je voyais comme une carte postale (le lac, les montagnes). Et je suis beaucoup moins speed que toi + je suis prof donc quasi transplantable partout ;) Mais c’est vrai que là je constate ce qu’on va perdre (les services, les écoles, la culture mais aussi les soins médicaux remboursés, les RTT et autres largesses de notre système social français ! ) Et j’avoue, je ne saurais dire si Lausanne est plutôt du genre capitale ou province… hum, j’ai comme un doute ! Mais bon, j’ai confiance, ce sont les expériences qui nous forgent, et tout n’est pas gravé dans le marbre, c’est bien ce que montre votre billet qui m’a fait réfléchir. Merci ! À bientôt avec joie pour d’autres billets !

  32. Guéno says:

    merci pour cet article qui m’a fait un bien fou… de mon côté j’ai demandé à mon mari de quitter sa carrière d’expat pour renter à Paris. Le choix venait de moi et cela a été très dure… j’ai été jugée , incomprise, le choix pour mon mari a été très difficile etc… aujourd ‘hui on ne regrette pas notre choix mais moi je vis parfois encore mal ce grand bouleversement que j’ai pourtant déclenché.
    MERCI MERCI cela m’a fait du bien de lire que d’autres mères assument d’être à contre courant de ceux qui pensent que la vie vaut mieux le coup d’être vécue SURTOUT ailleurs qu’a paris que ce soit en Province ou à l’étranger…

    • Les Trouvailles says:

      Je me souviens de ton expat’ mais je ne savais pas pourquoi vous étiez rentrés. Merci de partager cela avec moi.
      Effectivement l’étranger, la province etc font rêver et les yeux s’ouvrent en grand quand on annonce ne pas aimer. Mais j’aurais eu beaucoup de mal à faire semblant ou à me résigner.
      Je comprends que tu puisses encore mal le vivre. Je me dis par exemple que je ne pourrai jamais plus râler contre les transports, le temps etc sans que je me dise : c’est ton choix, assume !

  33. Pla says:

    Merci Clemence pour ce partage, contente que tout se termine bien pour vous . Vous avez un époux en or qui est un soutien indéfectible. Pour avoir repris le travail apres la naissance de mon 3e, je vous confirme que même en étant organisée c’est sportif. Nous sommes à Lille et nous ne sommes jamais rentrés avant 19.15/19.30… Cependant nous sommes à 1h de Paris, de Bruxelles, et proches de Londres et de la mer (le touquet et autres ) et c’est précieux pour nous. Peut être qu’une ville plus grande que Bordeaux vous aurait mieux convenu. Je suis quand même surprise que vous ayez découvert ce fonctionnement en réseau là-bas alors que vous êtes originaire d’une petite ville également. Bonne continuation à vous et vivement les prochains articles

    • Les Trouvailles says:

      Je n’ai pas découvert le fonctionnement réseau là-bas. Je pense que tout, vraiment tout, marche par réseau, partout. En revanche, il ne faut confondre réseau et caste, il ne faut pas confondre performance et copinage et surtout il faut être ouvert au monde.

  34. Clarisse says:

    C’est un beau message : je l’ai lu deux fois et pour avoir fait le choix de quitter Paris je m’y retrouve pas mal. Contrairement à vous, je n’avais pas d’ambition professionnelle aussi forte, et malgré une très bonne école de commerce, je me contente d’un travail « alimentaire » à temps partiel (avec 3 enfants), mais c’est aussi pour des raisons de santé…
    Je pense que vous faîtes bien de rentrer sans trop attendre car malgré tout plus le temps passe, plus on a de mal avec la frénésie parisienne quand on y retourne (le métro, le monde, les bouchons…). Personnellement après 12 ans de province je ne pourrais plus y retourner pour vivre. Certes, le speed ne m’a jamais plu, mais c’est aussi une question d’habitude que l’on perd vite.
    En revanche, effectivement c’est compliqué de trouver du travail ailleurs quand on n’est pas du coin, comme vous j’ai dû me battre et me reconnais vraiment dans votre description, et les transports en commun sont assez déplorables…
    Pour être dans une ville plus petite que Bordeaux, je n’ai pas le problème des trajets, c’est assez spécifique aux grandes villes. Au contraire, je peux faire beaucoup de choses à pied et perdre moins de temps que dans une vie parisienne. Je lis votre blog depuis quelque temps, j’espère que vous pourrez continuer même si ce retour dans le grand groupe que j’imagine risque de vous happer !
    Bravo pour votre mari, le mien est un grand fan de nature, je n’aurais jamais réussi à le convaincre de retourner à Paris.
    Bon retour à la grande vi(ll)e avec votre jolie famille !

  35. Magali LD says:

    Bravo Clémence pour votre honnêteté dans ce beau témoignage… J’ai vécu la situation inverse sur le plan professionnel : il y a quelques années j’ai accepté des responsabilités dans le groupe scolaire où j’enseigne. On évolue peu quand on est prof, notamment sur le plan financier, malgré des études longues et un concours difficile. J’ai alors eu un salaire nettement plus important et j’ai découvert des journées de travail de 14h. Je travaillais tout le temps et je me perdais. Surtout je perdais ma légèreté et le temps avec mes enfants. J’ai fait le choix d’arrêter ces responsabilités et de redevenir prof, sans aucune heure sup ni responsabilité. Cela n’a pas été simple et mon mari m’a vraiment accompagné. Je n’ai pas la même expérience que vous mais votre choix me parle. Je vous souhaite le meilleur ainsi qu’à vos trois filles et votre mari !

  36. Lolali says:

    Moi aussi je te félicite même si on a fait le choix opposé et que la vie de province nous reussit et que j adore etre mère au foyer et élever nos bientôt 5 enfants, le calme, aucun magasin « mode » mais qui nous a beaucoup simplifié, la sobriété de vie, notre grande maison avec jardin en plein centre, le boulot de chéri et l ecole à 5min à pied, chéri qui dejeune à la maison presque chaque jour… on ne reviendrait à Paris pour rien au monde. Je suis pourtant une vraie parisienne et ai été heureuse de grandir à Paris que j ai quitté à 25 ans. Mais je vous dit bravo quand même (heureusement que je ne vais pas critiquer juste parce que mes priorités sont différentes ), bravo car vous avez su prendre une décision en couple en faveur du bien commun, bravo car vous avancez, bravo car vous avez gagné en connaissance de vous même! Bonne route! Il n y a pas de chemin parfait ni de voie royale, partout on peut vivre la joie et élever ses enfants dans l amour, s épanouir et faire le bien !

  37. Lolali says:

    Je rajoute qu au depart quand on a voulu quitter paris (nous avons tous les 2 fait une grande ecole parisienne que je ne citerai pas) on a eu énormément de mal a trouver du boulot ailleurs et j ai connu les memes abberations que toi (salaire de sortie d ecole proposé, moue quand on diy quon n est pas du coin). Mon mari a fini par trouver du boulot dans une des rares grosses boîtes de province et j ai créé ma boite dans le domaine du digital mais les enfants arrivant j ai fini par prendre un temps pour réfléchir à ma place et conclu que je m epanouissais mieux au foyer c est là que je porte le plus de fruits et je suis tres heureuse ainsi mais pour une autre femme ce peut etre l inverse et c est aussi bien !!
    Je suis donc « cent » profession :-)

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