ERE DIGITALE : La cohérence – Décryptage Tartine et Chocolat

Parlons aujourd’hui de Tartine et Chocolat
Qui a fait le buzz récemment avec sa journée influenceuses
Largement relayé sur les réseaux sociaux.
(Presque trop selon certains :
La marque aurait-elle dû imposer un nombre limité de posts sur le sujet ?)

Quand j’ai vu sur Instagram qui avait été invité à cet évènement,
J’avoue avoir été surprise car s’il s’agissait des influenceuses en vogue,
Le style de certaines n’était pas forcément associé dans mon esprit à l’image que j’avais de la marque.
Je me suis donc interrogée sur son positionnement
Et suis allée étudier sa collection.

Avant de passer sur le « décryptage » de la marque,
(Terme pompeux je vous l’accorde pour quelques idées jetées en vrac)
Je voulais m’arrêter sur l’évènement en question.

Dans le monde virtuel se mêlent  :
Admiration, envie, rancœur, sentiment d’injustice voire haine
(Finalement comme dans le monde réel
Mais de manière plus forte en raison du nombre de personnes qui nous font rêver).

De ce fait, beaucoup sur cet évènement se sont dit :
« Tiens Tartine et Chocolat se met à arroser les blogeuses ! »
Ou « Toujours le même groupe dans le même style d’events »
Ou « Toutes achetées ! »
Alors même que ce sont des marques et influenceuses que ces personnes suivent
Et dont elles s’inspirent.

Si je comprends que ce type d’évènement répétitif puisse commencer à lasser,
Si je comprends qu’il semble concerner toujours les mêmes
(Ce qui est normal puisque chacun navigue toujours entre les mêmes groupes affinitaires,
Comme dans la vraie vie : ceux auxquels on appartient,
Ceux auxquels on voudrait appartenir et que l’on pourrait rejoindre
Ceux auxquels on voudrait appartenir et dont on sera toujours exclu),
Je trouve cela bien que les marques s’adressent aux mamans et animent cette relation !

Je l’ai dit en commentaire mais je le répète ici :
Auparavant la publicité, c’était du 100% « fake » :
Du papier glacé ultra travaillé, des articles faits par des journalistes complètement achetés, des placements produits dans les films pour un effet inconscient possible pour les plus grands budgets etc
Avec le digital, la marque doit publier plus souvent et se doit donc d’être plus spontanée
C’est déjà un pas en avant vers l’authenticité.

De plus, le consommateur est devenu media
Sa parole a pris plus de valeur que celle des professionnels
(car jugée plus honnête et plus diversifiée)
Il me semble donc normal que les marques s’adressent aux consommatrices
Et choisissent bien sûr les plus visibles pour cela.
Cela me semble aussi plus sain de s’adresser à une maman cliente fidèle qu’à un journaliste.

On voit bien sur le bout du modèle quand les mamans y trouvent source de business.
Mais tout modèle a ses limites. Il faut faire avec.
(Je pense d’ailleurs que vous lisez encore la presse quand bien même vous savez que,
Contrairement à d’autres pays,
La voix de la presse est biaisée et que tous disent la même chose.
Mais vous savez prendre le recul et l’esprit critique nécessaires).

Je pense ainsi qu’il ne faut pas être plus jaloux d’une blogueuse sponsorisée
Que d’un journaliste.
Évidemment ces sentiments s’expliquent par le fait que nous sommes dans une période de transition :
Les influenceuses aimées qui nous faisaient découvrir leurs achats peuvent devenir très sponsorisées
(Cela vous paraitre peut être incroyable mais il est très dur de dire non à ne marque
Qui compte vraiment sur vous)
Et de par la proximité que nous croyions avoir avec elles, parce qu’on les suit au quotidien,
On se sent presque comme trahi par une amie.
Attention : le virtuel donne une impression de réel, de perfection et d’amitié
Mais tout le monde a un panier de linge sale, tout le monde parle par derrière
Et finalement on se connait peu :)

Tout cela pour dire que je préfère des mamans sponsorisées
A des journalistes arrosés.
Ce qui est intéressant c’est d’observer la manière dont les marques choisissent leurs ambassadrices
Et en comprendre les raisons superficielles (nombre de followers)
Ou profondes (volonté de (re)positionnement de la marque).

Concernant Tartine et Chocolat,
Cet évènement m’a fait me plonger dans son univers pour mieux le comprendre.
Dans mon esprit, Tartine et Chocolat est :
* Une marque de mon enfance que je ne trouvais pas assez visible sur les réseaux sociaux
J’ai donc trouvé cela très bien qu’elle apparaisse ainsi sur les « comptes qui comptent »
Même si la voir si présente d’un seul coup m’a semblé étrange
(Peut être parce que je l’associe un peu au luxe
Et que pour moi le luxe ne se « mêle » pas aux consommatrices en ce qui concerne la pub
Bonpoint comme Chanel ne reposte pas de photos des instagrammeuses par exemple
Quelle que soit leur influence
Mais les règles sont faites pour être bousculées surtout dans le monde mouvant d’internet)
* Une marque généralement qualitative
Je pense que le rapport qualité prix est correct
Sur la plupart des articles
(Mais pas tous ! Un top polyester uni à 85€, un maillot à  80€ …)
* Une marque proposant des collections un peu trop bling à mon gôut
Les 3/4 de la collection fait cérémonie
(Et vous savez que pour moi, les noeuds, les perles etc c’est n’est pas possible)
Mais le 1/4 restant est très intéressant
(J’ai adoré le bonnet d’Adélaïde la saison dernière et la robe de Joséphine)
* Une marque chez qui l’on peut retrouver les basiques si rares actuellement :
La petite robe rose, le chemisier blanc etc
* Une marque dont les magasins ne me plaisent pas.
Niveau merch, on se sent chez Baby Dior, on retrouve le bling
Niveau vendeuse, erreur de casting : on nous pousse à l’achat en proposant trop d’articles
Et surtout des articles à l’opposé de ce que l’on aime.
* Le site web est à revoir
(Mais un site doit être revu tous les 2/3 ans
Notamment pour l’aspect univers mais aussi ergonomie)
* Le compte IG est très agréable.

Ma question se focalise finalement sur le fait de savoir
Qui est la cliente Tartine et là je m’y perds.

J’en fais partie car certains articles continuent à beaucoup me plaire.
Notamment et étonnamment pour Joséphine !
(Et Joséphine aime en plus !)

Nous avons repéré :

1 . Chemisier rayé bleu nuit
Que j’aime énormément
Je prendrais néanmoins un slim marine chez Jacadi pour des questions de prix
2. Robe blanche à jupe imprimé
Vue en vrai et vraiment sympa
Joséphine l’adore
3. Short rayé
Adorable ! et vraiment le style de Joséphine
4. Ensemble Top bleu et pantacourt jacquard
Il faut voir la matière au toucher (top en polyester) mais j’aime le look

Ce sera beaucoup moins le style d’Adélaïde,
C’est trop classique pour elle.
Même si je sais qu’elle aimerait la diadème et la barrette plume !

Pour elles, j’aime beaucoup les maillots de bain
Mais je les trouve trop chers

Quant à Madeleine,
Je lui ai pris la blouse rayée qui me plait aussi pour Joséphine
Mais je ne vois rien d’autre qui m’interpellerait pour elle.

J’aime aussi :

1 . La robe Jacquard
Pour un évènement habillé
2. Le manteau beige

Mais si j’aime donc certains articles de la collection
Je ne m’en sens pas pour autant ambassadrice car le reste des articles me déconcertent
Prenons simplement l’exemple des robes :

On y trouve :
* Les robes qui correspondent pour moi à l’ADN de la marque :
Le joli basique BCBG comme la robe rayée

*Les robes qui font Zara
(Qui veulent faire mode du moment par coupe/matière)
Comme la robe broderie anglaise

* Les robes qui font Monoprix
(Forme basique, couleur forte)
Comme la robe orange

* Les robes qui font baby Dior
(Habillées, bling, matière qui brille …)
Comme la jacquard or

* Les robes qui font cheap
(Et que je ne comprends pas)
Comme la robe à imprimé pinceau

* Les robes qui font Jacadi
(Classiques et pratiques)
Comme la robe col claudine

* Les robes qui font vulgaire à mes yeux
Comme la robe pastèque

Le tout a un prix plus élevé que la moyenne des marques.

L’offre n’est donc pas assez lisible pour moi pour que je m’y identifie complètement.
Cette incohérence globale de Tartine et Chocolat pourrait traduire une volonté de plaire à tous les publics.
(Et du fait de la diversité de l’offre, je comprends alors mieux la diversité des publics
Observée lors de l’event de Pâques).

Mais selon moi, vouloir plaire à beaucoup perd l’âme de la marque
Il en découle une identification par les consommatrices rendue complexe,
Un rapport qualité/prix difficile à évaluer,
Quant au style, il faut être capable de fouiller le site
Et d’extraire les articles qui nous correspondraient pour les reporter dans notre propre univers.
Exercice que tout le monde n’a pas le temps ou l’envie de faire.
(Encore une conséquence de l’air digitale :
Le consommateur sur-sollicité et volatif a besoin de la bonne information au bon moment
Il n’est pas prêt à faire des efforts pour comprendre et situer une marque).

De plus, pour moi,
Le cœur du marketing reste la compréhension de sa cliente cible
(Qui n’est parfois pas celle que l’on croit)
Et l’adaptation à celle ci
(Ce qui est extrêmement compliqué du fait de la mondialisation :
Les attentes européennes ne sont pas celles de la Russie qui ne sont pas celles de l’Asie qui ne sont pas celles du Moyen Orient ou des US
Or il ne faut pas oublier que la France n’est plus forcément le pays qui tracte le plus de chiffre d’affaires)
Il faut donc analyser finement qui génère du chiffre, quelles sont les valeurs de cette cible
Et vérifier que l’image renvoyée et l’offre proposée lui correspondent.
La cohérence, encore et toujours.

Personnellement,
Si je ne comprends pas si une marque s’adresse à réellement moi,
Je pourrais effectivement acheter une ou deux articles coups de cœur de temps temps
Mais la marque ne sera pas une de mes marques référence.
Pour preuve : j’ai toujours eu du Tartine et Chocolat dans les penderies des filles
Sans jamais en faire un vrai billet dédié.

Mais ce n’est que mon avis.

PS : des billets sur le sujet du digital,
Des sujets théoriques purs sur la consommation d’aujourd’hui, la publicité, le big data etc
Vous intéresseraient ?

58 comments

  1. Glad says:

    Je pense aussi à luxe pour tartine et chocolat, l eau de senteur enfant…Mais je ñ habille aucun de mes enfants chez eux car le site est bof, collections moyennes moins…elle perd son identité

  2. M says:

    Un grand bravo Clémence pour tous tes sujets traités ces derniers jours.
    C’est très intéressant à lire, j’imagine que cela doit te prendre beaucoup de temps mais on sent à travers tes articles que tu es épanouie à « discuter » de cela.
    Je n’ai pas compris l’événement et la cible des invités qui pour moi pour un grand nombre ne correspond pas à l’image que je me fais de la marque. Un peu comme Cyrillus d’ailleurs…

    • Les Trouvailles says:

      Et pourtant je pense que les marques doivent y avoir réfléchi et que le retour sur investissement doit être là.
      Si tel est le cas, ce que j’espère, les directrices marketing remettent en question une partie de leur stratégie. Car les boutiques par exemple ne correspondent pas du tout aux univers des clientes ambassadrices

  3. Cathdelorraine says:

    C’est très intéressant ! Il me semble qu’à l’époque de sa créatrice Catherine Painvain, c’etait de meilleur goût..
    J’ai d’ailleurs conservé 2 barboteuses avec les fameuses rayures , l’une bleue et l’autre rose , mes 4 enfants les ont portées.

  4. drzaharai says:

    Pour le PS, je dis un grand oui! Je n’y connais rien mais justement cela m’intéresserait d’en apprendre plus et puis, tu as l’air vraiment passionnée par tout cela, ce qui te rend très plaisante à lire. Vraiment, j’apprécie ce nouvel angle « stratégie des marques » développé dans les derniers articles.
    Pour Tartine et Chocolat, je ne connais pas trop cette marque hormis pour les parfums qu’on offre en cadeau de naissance. Et je n’ai pas envie de connaitre plus depuis que j’ai découvert avec horreur qu’ils utilisaient de la vraie fourrure (les pompons des fameux bonnets et les bordures de combis pilotes en raton-laveur…) Je fais partie du pourcentage de consommateurs que cela rebute complètement. Quand on parle de l’image des marques, ces questions éthiques comptent aussi…

    • Les Trouvailles says:

      Tandis que moi, c’est la fausse fourrure que je déteste, celle qui finit en « rat crevé » à la fin de la saison (icone du petit singe qui se cache les yeux)
      Et j’adore la belle fourrure (je déteste les animaux à la base donc bon … J’ai honte décrire cela mais c’est la réalité !!!!!)

      • drzaharai says:

        Je n’aime pas la fausse non plus! Chacun ses principes éthiques et ses choix évidemment, mais aux marques d’avoir conscience que certaines décisions peuvent les couper de clients potentiels!

  5. Annesobilly says:

    Bonjour Clémence, je ne commente quasiment jamais mais aujourd’hui je le fais pour vous encourager à publier d’autres articles de ce type. Je suis néophyte sur ce sujet et les décryptages que vous proposez sont très intéressants. Typiquement je m’étais étonnée de la présence de certaines influenceuses que je suis sur IG (une maman de petites jumelles typiquement) car effectivement dans mon esprit leur style ne colle pas avec l’image que je me fais de la marque. Vous fournissez des éléments d’analyse à ce que j’ai ressenti.
    Je lirai avec intérêt un article sur le Big data et sur les difficultés de votre acclimatation à Bordeaux. Pour un certain nombre de parisiens (dont moi) la vie en province représente un peu le Graal. Mais le rêve et la réalité semblent assez éloignées.
    Il y a un sujet un peu sensible qui m’intriguerait également : votre nouveau statut vous oblige t’il à revoir vos habitudes de consommation en particulier sur la garde robe de vos filles, ou à avoir un autre regard sur ce point? Très bonne journée

    • Les Trouvailles says:

      Je ferai ces articles alors sur le digital !
      Sur le dernier point, j’imagine que vous parlez de mon pouvoir d’achat maintenant que je ne travaille plus ?
      En fait entre le chomage, le fait de ne plus avoir de nounou et le cout de la vie en province, notre niveau de vie n’a pas changé.
      En revanche, la question serait tout autre si je travaillais car les salaires ici sont extrêmement moins élevés qu’à Paris et le cout de la vie moindre mais pas tant que cela.
      Pour le sujet de la vie en province, c’est encore un sujet trop sensible pour moi, je risque de manquer de recul, de tact et de blesser des gens. Donc je préfère attendre que cela se stabilise pour moi avant d’en parler. Mais je le ferai.
      Je peux juste dire que tout semble plus vert ailleurs mais que finalement le rythme parisien peut bien nous convenir même si on est lassé. Que c’est à Paris que tout se passe, que tout a lieu, que les rencontres déterminantes se font, que les entreprises tirent vers le haut, que la mode est dans la rue etc. Ce n’est que mon avis

  6. Sophie says:

    Un grand oui pour les articles Marketing ! Cela fait un bien fou de vous lire quand on est en congé parental et déconnecté temporairement du milieu professionnel ! Seul petit regret quand vous témoignez concrètement sur des petites marques (Frangin Frangine, Lilillotte, …) ou des marques IG (petit bec, Apaches, …) que les créatrices n’interviennent pas sur votre blog pour qu’on puisse mieux appréhender leur problématiques ou avoir la clé sur des mystères comme Théophile à l’anglaise qui a disparu avec son carnet de commandes…

    • Les Trouvailles says:

      J’aimerais aussi que ce retour se fasse. Ou même qu’une marque prenne le temps de poster un billet sur :
      * Ce que permet ou non un site internet. Je le sais pour avoir gérer de tels projets mais c’est aux marques de témoigner
      * Notamment ce qui est des frais de port : la site automatise tout donc on choisit les modes d’expédition (colissimo, relai etc) et on ne peut généralement associer qu »un prix. Sans parler des plateformes comme BigCartel ou même prestashop qui ne permettent pas grand chose.
      * Ce qu’est la réalité dune production et le pourquoi des mises en ligne tardive
      * quelle est la journée type entre gestion des collections, mise en ligne, gestion des promos, publication sur les réseaux sociaux, gestion des retours, envoi des commandes, réponses aux questions etc
      Je pense que cela serait très éclairant !

  7. Phitel says:

    Un grand merci pour cet article qui tombe fort à propos: je m’étais interrogée lors de l’event de Pâques de T&C sur le pourquoi du comment. Pourquoi un tel événement invitant le même cercles d’invitées, en quoi cela aide-t-il la marque etc. Merci pour votre éclairage juste et pris avec du recul.
    Je crois, en réalité, que je ne suis pas « dans le truc »: influenceuses et cie, je commence petit à petit à appréhender la notion. J’ai été la première déçue à voir des comptes IG que je suivais avec plaisir pour le partage de morceaux choisis de leurs vies se transformer en vraies vitrines. Plus une photo qui n’est pas taguée de marques en tous genres, plus une photo ne remerciant tel ou tel créateur etc. Comme vous le dîtes si justement, on se sent presque trahi par une amie: telle personne qui partageait ses moments de joie, de galère etc, ne vient maintenant que poster des photos de ses enfants dans un fond presque immaculé avec d’innombrables tags de marques. Bref, en effet, il faut être prudent quant à la manière d’appréhender nos relations virtuelles avec ces influenceuses. Vous en parlez dans cet article et en parcourant d’anciens commentaires, j’ai vu que ce thème d’influencueuses IG avait été évoqué: je pense que vous en éclaireriez plus d’une qui, comme moi, se sentent désemparées face à la prolifération de ces mamans sponsorisées et au recul qu’il faut avoir, et que l’on n’a pas toujours, face à ce nouveau genre de publicité que font les marques.
    Je préfère néanmoins, comme vous le dîtes, « des mamans sponsorisées au lieu de journalistes arrosés. »
    Et sinon, un grand OUI aux suggestions d’articles que vous proposez: cela m’enchante déjà.
    Belle journée et encore merci pour vos éclairages.

  8. Ellettres says:

    J’adore tes billets décryptage ! Même si je me sens un peu éloignée de « l’univers de consommation » de toutes ces marques (j’achète à la marge, surtout en soldes ou en vd!) Mais justement parce que mon budget vêtements pour mes filles n’est pas énorme, je fais très attention aux marques que je choisis, au rapport qualité prix, etc. Pour faire cette sélection ton blog m’aide beaucoup, autant pour découvrir des petites marques que pour avoir un regard critique en général sur ce que les marques proposent. Je dirais même que je n’aurais jamais acheté de la même façon si je n’avais pas connu ton blog ! Du coup, que tu approfondisses l’analyse des marques je trouve ça passionnant. J’apprends beaucoup. Et en effet ce serait top que les marques que tu cites engagent un échange ici même. Je pense que pour beaucoup de mamans cela permettrait justement de créer une relation de confiance avec ces marques qui osent entrer dans un vrai dialogue.

  9. Ellettres says:

    Ah et je précise que les influenceuses d’IG m’influencent peu. J’ai besoin de plus de discours qu’une simple photo, même très léchée. Je te rejoins totalement sur le besoin d’authenticité.

  10. m says:

    Merci à vous pour ce décryptage! J’avais moi aussi été étonnée par l’event de Pâques (T&C n’est pas une marque qui me parle du tout a priori) et j’y voyais une volonté de repositionnement de la marque – mais effectivement, le sens de ce repositionnement interroge quand les profils sont trop diversifiés. C’est intéressant de voir aussi comme le même event est relayé par les différents comptes IG: entre celles qui se contentent de montrer qu’elles y étaient, celles qui relaient essentiellement en story (qui disparait donc de leur compte assez vite), celles qui se focalisent sur l’event et donnent le nom de la marque mais sans parler de ce qu’elle vend, celles qui apportent un autre regard (l’influenceuse dont je me sens la plus proche, qui arrive à dépasser le côté sponsoring sans non plus le dissimuler, à ne pas ‘brader’ son propre univers pour des chocolats, à montrer son regard sur une marque sans pour autant prétendre aimer toute la collection, c’est madamechacha). J’ai aussi été amusée de voir arriver quelques pièces T&C bien taguées dans la garde-robe de certains enfants d’influenceuses, alors qu’elles n’avaient jamais parlé de la marque avant et qu’elles ne donnent aucune explication (comme jouer sur la nostalgie en disant retrouver une marque qu’elles ont mise elles-mêmes enfant, aimer revoir du classique, etc) – c’est l’exemple même d’un raté de sponsoring pour moi, qui se retourne contre l’influenceuse.
    Sinon, évidemment, je serais ravie de lire encore et plus d’articles de ce type, aussi bien sur la stratégie des marques que sur des points plus larges et techniques de la mode enfantine. Il y a un certain vide, même dans les publications techniques (pour m’y intéresser, je ne retrouve pas, par exemple, dans The Business of Fashion, de traitement digne de ce nom de l’enfant).

    • Les Trouvailles says:

      Ce que je pourrais dire du sujet digital ne sera pas lié à l’auto entreprenariat ni au monde de l’enfant en particulier. Ce sera plus général mais j’essaierai de faire des parallèle !
      Quant à Tartine et Chocolat, c’est dur de choisir entre des stratégies. Dire aux mamans : « faites comme vous voulez » (ce qui semble avoir été le cas) est il mieux que de dire : « vous devrez poster une story et 3 photos, en citant tartine mais sans dire merci » etc.
      Mais on retrouve illustré par cet évènement tous les cas possible s: je poste mille photos tagguées ou juste une, je dis ou non que j’ai eu des cadeaux, j’explique où non pourquoi j’ai accepté ce partenariat, je partage à 100% avec mes followers ou je joue la privilégiée etc

  11. stef kalu says:

    Bravo ma Clem, je suis fière de toi et te sentir au taquet comme ça me fait très plaisir!!!!!!!! Toi, la nouvelle pro du digital, tu vas bientôt faire de grandes choses….big up mon padawan!!!!!

  12. sab says:

    Merci Clémence!!! C’est chouette de vous retrouver dans tous ces articles de réflexion! Welcome back!

    Moi j’ai fait le parcours que vous auriez dû faire (prépa HEC/ école de commerce) et je travaille dans le webmarketing (je suis en pause bébé pour le moment), ça n’est pas du tout ma passion (moi j’aurais dû faire autre chose, comme quoi… ;)) mais ça m’intéresse car le secteur enfant est un sujet que j’aime beaucoup (probablement en partie grâce à vous ;))!
    Je n’ai pas eu le temps de répondre à l’article sur les stratégies digitales, je souhaitais le faire et notamment en abordant le sujet de cet event T&C que je n’ai pas compris et qui pour moi a eu l’effet inverse de celui escompté…
    Je suis abonnée à plusieurs des comptes IG qui ont été invités, ces comptes m’influencent évidemment, mais si et uniquement si je vois une jolie pièce dans leur décor et que cette proposition me parait authentique… je n’irai pas acheter la pièce X juste parce qu’elles l’ont mais parce que cette pièce X me plait chez elles… grosso modo, ce sont pour moi des early adopters : elles dénichent des pièces tendances et nous les présentent, elles sont pour moi comme une vitrine d’un concept store branché, mais avec l’authenticité en plus et leur flair, leur acuité, leur œil plus expérimenté que le mien… par ailleurs, ça ne me pose aucun problème qu’on leur envoie des pièces gratuitement ou que les marques les sollicitent… ça me paraît tout à fait normal, du moment où elles nous montrent ces collections ou pièces si elles les aiment vraiment et si elles les achèteraient naturellement!
    Là où je n’adhère plus, c’est si cette présentation me parait faussement authentique et c’est là tout le problème de cet event.
    Ce que j’ai vu :
    – des tonnes de posts sur l’event et la marque T&C, en très peu de temps et totalement subitement
    – tous les codes vus et revus (les biscuits qu’il fallait, la déco qu’il fallait…) > too much, manque de créativité
    – le ciblage à côté de la plaque… certaines mamans sélectionnées habillent leurs enfants très différemment de la marque… ac ruel par exemple, ses enfants sont en général habillés dans des tonalités neutres et douces, avec des matières fluides (langes…), côté retro, à la soor ploom… alors que pour moi T&C est plutôt hyper rigide, bcbg classique à la limite du ringard, avec des coloris layette dépassés (même si certaines pièces sortent du lot).

    Du coup je me suis sentie :
    1/ trahie par les blogueuses : c’est pas leur style, elles en font des tonnes sur la marque et sur l’event > ma pensée : c’est fake, elles ont été ‘achetées’ et du coup certaines ont perdu beaucoup en crédibilité pour moi
    2/ en overdose de la marque qui en a trop fait (ce qui est le contraire pour moi d’un coup de coeur au détour d’une photo simple) > black list total de T&C

    Je ne sais pas si vous avez été invitée ou non, si vous y auriez été, mais j’ai été heureuse de voir que vous ne participiez pas à cette « mascarade ».

    J’ai été littéralement écoeurée (car overdose)… ce qui me fait dire que le point clé c’est surtout (à mon sens) : l’authenticité!! Qu’une marque sollicite les blogeuses, ok, mais que celles-ci trient les propositions et ne présentent naturellement que leurs coups de coeur… là pour moi, T&C a raté sa com’

    • Les Trouvailles says:

      Je pense que vous avez bien résumé tous les aspects de la discussion.
      Pour répondre : je n’ai pas été invitée :) Si je l’avais été, je pense que j’y serais allée (si j’étais à Paris) mais que j’aurais relayé la chose différemment. Via post sur le blog pour expliquer le contexte, le pourquoi etc
      Pour la défense de tartine et chocolat, je pense vraiment :
      * Que le nombre de posts issus de l’évènement n’a pas été prévu et que l’oversdose ressentie n’a pas été anticipé
      * Que les blogueuses ont été choisi de manière ciblée et que la cible de tartine et chocolat n’est pas la BCBG que l’on a en tête
      * Que monter un event aujourd’hui sans la déco et les fameux biscuits qui vont bien est impossible
      Du coup c’est très dur car soit on le fait et on est accusé de faire comme tout le monde soit on ne le fait pas et on se dit que la marque a fait les choses à moitié
      Autre remarque spontanée donc je n’y ai pas vraiment réfléchi : je crois que les gens recherchent aussi l’utilité. C’est à dire faire venir des blogueuses juste pour manger des biscuits, faire des cadeaux et en profiter pour faire des photos fatigue alors qu’on aurait produit le lookbook avec des enfants de blogeuses cela aurait eu un autre impact. Je me trompe peut être.

  13. Vanessa says:

    Hello,
    Je suis étonnée car souvent sur IG mais loupé cet événement ou alors je ne m’en souviens pas. Est-ce que tu pourrais donner des exemples d’influenceuses qui ont relayé l’information? De façon plus générale, je ne sais pas si c’est une bonne idée / a du sens, j’ai bien envie de lire un billet de ton blog qui présente quelques comptes IG variés d’influenceuses.
    Passons à Tartine :
    1) Marque ancienne BCGB chère surtout connue pour les cadeaux naissance.
    2) On sent qu’elle a raté plusieurs tournants et du mal à (re)définir sa cible.
    3) je n’accroche pas avec le maillot de bain (et préfère ceux qu’Adel à déjà), je trouve comme toi les robes impossibles
    4) un coup de cœur pour le short bleu mais son prix me rebute (d’ailleurs c’est drôle, il me semble l’avoir vu sur IG mais ne sais plus sur quel compte d’influenceuse, comme quoi ;-)

  14. Caroline CSX says:

    J’ai tellement habillé mes bébés chez T&C. Mais je me suis lassée de leur style trop habillé et depuis que les filles ont grandi, je n’y pense même plus… étrange quand même!
    Article hyper intéressant mais j’ai du m’y reprendre à 3 fois por avoir le temps de le lire!!!!

  15. MF says:

    Message global au sujet des trois nouveaux posts :
    Merci Clémence pour ces nouveaux articles. Quel bonheur de voir votre blog reprendre vie !
    Je n’y connais strictement rien en « ère digitale » mais j’ai adoré l’article. J’ai vraiment envie d’en lire plus. Je me rends compte que j’avais une approche très simpliste du travail que les marques doivent fournir : pour moi il suffisait de créer des vêtements beaux, adaptés à la demande, de qualité, et d’avoir des vendeuses sympas. Je ne soupçonnais pas vraiment toute cette stratégie à mettre en oeuvre. Je pense que ça doit être passionnant de faire du conseil la dedans.
    Un grand merci ;)

  16. AnneC says:

    Merci pour ces articles, qui, pour la novice que je suis sont un véritable « éclairage ». S’ils étaient plus pointus je serais surement perdue, je les trouve bien ciblés pour vos lectrices et j’espère qu’ils vous permettront de réveiller certaines marques.
    Je suis sur IG depuis peu de temps et je trouve le concept de vitrine pratique, mais je n’en attends pas plus. Pour tout ce qui est qualité, découvertes… je me fie à vous, et si être sponsorisée n’est pas un mal, j’accorde beaucoup moins de poids à l’avis de toutes les instagrammeuses. Je pense que votre blog a tjrs sa place et je m’y réfère bcp pour les marques, les cadeaux de Noel et catho. Je n’ai que des garçons donc je ne suis pas dans la copie des look, je recherche vraiment un avis sur la qualité et la démarche des marques (bio, made in france…).

  17. Chris says:

    Quel bonheurs de retrouver les articles quotidiens qui ont accompagné tous les jours mon cafe depuis que je suis maman !!
    Sur le fond, cet évent T&C m’a interpelée aussi. Une grande partie des invités n’avaient rien à faire là tellement ce n’est pas leur style ! Et j’aurais compris si la marque tentait d’opérer un revirement dans le style de ses collections Mais ce n’est pas le cas ! En tous cas c’est là que j’ai acheté tout le trousseau de naissance de mon aînée accompagnée de ma maman (fidèle de la marque depuis toujours) et même si je n’y deniche plus que très rarement des pièces, tartine et chocolat conserve À mes yeux une saveur particulière :)

  18. Robine says:

    Merci encore une fois pour cet article complet et plein de bon sens !

    Je parlais de cet event dans mon commentaire précédent (sous le post sur le digital), et je suis ravie de voir que je n’ai pas été la seule à avoir été interpellée par ce déferlement soudain de posts ce jour là !

    Pour moi aussi T&C était une marque un peu surannée, cette odeur incomparable et ce petit hérisson en seersucker, pour les cadeaux de naissance ou les clients BCBG tradi, et j’ai donc été étonnée de voir des influenceuses beaucoup plus « bobos » dans le lot.

    Alors, tentative de repositionnement de la marque ?!

    Globalement, beaucoup de marques auparavant très « tradi » comme T&C et Cyrillus ont l’air de se repositionner : tiens d’ailleurs, une maman influenceuse de jumelles a été citée auparavant (je suppose que c’est « Leapazandromy » ?), et je réalise en écrivant qu’elle a participé aux 2 campagnes ! (Je précise que j’aime bcp son compte).

    Pour finir, je me demande qui a organisé cette campagne T&C, le sais-tu Clémence ? Ca serait intéressant de savoir s’il s’agit d’une campagne interne ou si il a été fait appel à une agence externe ?

    • Les Trouvailles says:

      C’est une campagne interne.
      Oui lea que j’aime aussi beaucoup est bien sur ces 2 events auxquels je ne l’aurais pas associée spontanément.
      Mais je veux croire que les marquent savent ce qu’elles font et que donc elle colle aux clientes de ces marques

  19. Mesange_paris says:

    Oh là là merci pour cet article hyper intéressant et j’en veux bien d’autres!
    Clairement il y a eu du recrutement chez Tartine et Chocolat qui cherche à revenir dans la course, du moins dans une clientèle aisée française qui n’a pas les mêmes attentes que les Chinoises ou les Russes! (Qui elles, à mon sens, aiment l’ultra classique et le bling, pensant que c’est typiquement français et chic ;)
    Bon, je trouve que la marque se cherche un peu…laissons lui du temps pour voir!

    • Les Trouvailles says:

      Je suis d’accord ! Cela traduit une volonté d’avancer.
      Et à sa décharge je pense que personne n’aurait pu imaginer en montant cet évènement (qui demande un travail fou) que les retombées ne seraient pas toutes positives !

      • Robine says:

        Et puis au final, la balance penche quand même largement plus vers « ça m’a permis de découvrir ou redécouvrir la marque » plutôt que vers « ça m’a gavé, je n’achèterai jamais » !

        C’est donc que c’est une campagne réussie, elle a fait parler d’elle !

        D’autant plus que les retombées «  » »négatives » » », je me demande si elles ne sont pas plus envers les influenceuses trop exposées qu’envers la marque elle-même … ? Je pose ça là, je m’interroge hein.

        • Les Trouvailles says:

          Effectivement si vous avez été voir la marque, si vous en avez parlé, cela signifie que cela a fonctionné.
          Je ne saurais pas dire non plus qui a pâti des retombées négatives. C’est une vraie question

  20. Kittouche says:

    Etant du métier et passionnée ce sont des billets qui m’intéressent. Comme vous, je suis beaucoup interrogée sur la nouvelle stratégie de Tartine et Chocolat, je crois qu’une personne influente sur Ig a intégré leur équipe de CM, ceci explique peut-être cela, en plus d’un changement de stratégie. Je trouve ce tournant pas forcément à propos, vis à vis de leur image initiale d’autant qu’il n’est visible que sur les réseaux et non sur un renouvellement en boutique. Et comme vous le disiez c’est une marque au positionnement « luxe » qui est avant tout visitée physiquement que virtuellement je pense. Leur démarche visait probablement à « vulgariser » leur marque, lui donner un élan de « modernité » et adaptabilité à tous les styles mais n’oublions pas que les prix sont à la hauteur de produits haut de gamme/luxe, et qu’à mes yeux cette stratégie est bonne mais pour de petits créateurs. Pour mes yeux de consommatrices et d’IG mum ça a été trop, trop d’un coup (couvertures personnalisées, les photos avec bien souvent la même blouse et le même manteau) et avec des influenceuses finalement très proches. Car qui d’entre nous n’avaient plusieurs voir toutes ces personnes nos flux … J’ai à mon tour vidé mon sac et je suis contente de m’apercevoir que beaucoup comprennent ces ambiguïtés.

  21. Tartine et Chocolat says:

    Chère Clémence

    Nous avons lu très attentivement votre billet,
    Nous sommes une marque exigeante et très attentive à l’appréciation de nos clientes.
    Votre article est très constructif et révèle un éclairage détaillé de ce que peuvent ressentir certaines mamans pour Tartine et Chocolat.
    Nous avons en effet célébré nos 40 ans en invitant les instamums, des comptes avec des univers très différents, avec plus ou moins de followers.
    Il y a eu effectivement beaucoup de publications ce jour là, l’événement était joyeux et réussi surtout grâce aux enfants.
    Nous avons été très heureux de découvrir d’aussi jolies retombées puisque toutes étaient réalisées de façon très spontanée.
    Nous travaillons avec bienveillance afin de faire évoluer notre Maison de la plus belle des manières et dans le soucis permanent de nous améliorer.
    Nous avons ainsi noté que vous aviez remarqué le nouveau dynamisme qui animait la marque et nous vous en remercions très sincèrement.

    Belle Journée

    L’équipe Tartine et Chocolat

    • Les Trouvailles says:

      Je suis heureuse de pouvoir vous apporter le retour des mamans dont les impressions sont importantes à décrypter pour une marque.
      Je ne doute pas que l’évènement en question ait été réalisé avec soin, dans une optique la plus authentique possible. On ne peut pas toujours anticiper les réactions du web.
      J’espère avoir pu aider à comprendre les feedback mamans et à permettre à la marque de mieux orienter sa communication envers elles.

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