SHOPPING FEMME : Patricia Blanchet

Je vais arrêter de m’excuser de n’être pas assez présente ici
Je crois que c’est une fatalité.
D’une part, l’image a remplacé les mots, c’est un fait
IG aura raison de la blogosphère
D’autre part, je découvre beaucoup moins de choses depuis Bordeaux
Paris is Paris, et de nombreuses Instagrammeuses découvrent avant moi pas mal de trouvailles.

Enfin, je n’ai pas vraiment le cœur à partager, à donner ces temps ci.
C’était une chose, après une journée de travail bien remplie,
Les enfants baignés, couchés le ventre plein
De profiter d’un moment à moi,
Un moment dans mon espace de créativité,
(Moi qui aurais clairement dû faire une école de commerce)
Et donc de blogger, partager, donner, recevoir …
C’en est une autre de passer sa journée auprès de ses enfants,
De tout gérer, de répondre au 10000000*3 ‘Maaammaaannnn’,
Puis de se retrouver devant son ordinateur alors que l’on rêve juste de …
Silence …

Alors oui, il y a de nombreuses mères au foyer,
Mamans de famille nombreuse (plus que la mienne),
Qui arrivent quand même à faire plein d’autres choses en parallèle
Mais pas moi.

Je pense que Paris me manque trop, que mon job me manque trop,
Que mes amis me manquent trop, que le futur me fait peur
Et dans cet état d’esprit, j’ai tendance à tourner autour de mon nombril
(Quitte à m’en rendre dingue)
Au lieu de me tourner vers les autres.
Un jour, je vous raconterai …

Bref, voilà une sorte de mea culpa,
Le blog renaitra certainement quand ma tête sera à la fête
Mais inutile de faire de fausse promesse à l’heure actuelle.

Cela ne m’empêche pas de revenir de temps en temps,
Parler de mes coups de coeur :
Découvertes sur IG, les chaussures Patricia Blanchet

Un peu ovni dans le style,
Mais quand on s’attaque à l’escarpin, il vaut mieux,
Sinon  nos pieds ressembleraient à ceux de nos mères, non ?

Je n’ai jamais réussi à franchir le cap de l’escarpin (ni du mocassin d’ailleurs)
Car je trouve que cela fait trop « dadame »
Ou alors il faut 12 cm de talon que je n’assume pas 12 heures durant.

Alors vive la ‘funkitude’ dans les escarpins notamment du modèle suivant
Décliné en différentes tailles de talons (Cocotte 5 cm, Gaby 7 cm)
A découvrir dans pas mal de couleurs sobres ou non :

Autres modèles :

Boots également dispo :

A garder en tête pour les fêtes de l’été, non ?

42 comments

  1. Pirouette says:

    Pas fan de la marque, seul le modele rouge sort du lot pour moi. En revanche, j’aime la JUSTESSE de ton billet. Je pense fort a toi. Bises

  2. fabienne says:

    Merci pour ces mots emplis de d’émotions honnêteté posée. Se remettre en questions ….toute sa vie durant …pour arriver à se trouver au mieux ! Rien n’est définitif ni les doutes ni les certitudes . Belle Route Clémence ! Toute mon affection avec !

  3. Laure says:

    Alors je n’aime pas du tout du tout… je leur trouve un air de ressemblance avec les chaussures que portait Josiane Balasko dans « nuit d’ivresse » ( oui je sais, on a les références qu’on peut…).

    Quant à ton moral, j’espère qu’il
    remontera vite… ça n’est pas si évident qu’on le crois de changer de ville/région/pays… il faut un an et demi voire deux pour s’habituer, rencontrer du monde, prendre de nouvelles habitudes.

    Courage! Bisous

  4. Violaine says:

    Tu aurais besoin se suivre le blog des Fabuleuses ou foyer Ma soeur Hélène (l autre…) écrit quelques chroniques dont celle qui traite de la femme qui suit son mari et abandonnant tout avec (boulot, amies, repères…) pas facile et j en connais un rayon!
    Pourtant Bordeaux a l air d être une chouette ville, mais ça ne fait pas tout…
    Bon courage
    (Sinon, j adore ces chaussures!)

  5. Marion says:

    Merci pour ta transparence et ton honnêteté, c’est touchant de te voir ainsi te confier et pour cela, le blog et les mots restent quand même le meilleur moyen !
    Cela fait aussi du bien de te lire quand on est une maman alliant job et 3 enfants…et qui rêverait d’un autre rythme…plein de pensées

  6. Caroline says:

    Elles sont superbes ces chaussures!

    Comme je comprends ce billet… J’ai moi-même suivi mon mari, aux Etats-Unis et ai laissé travail, amis, ville d’adoption (Londres) et ai rajouté des milliers de km avec ma famille (sud de la France). Je me retrouve à la maison avec mon bout de chou de 18 mois, partagée entre le sentiment d’avoir de la chance d’être avec elle à chaque étape et le bonheur de ces petits moments de bonheur ensemble, et la culpabilité et l’angoisse de ne pas travailler, de m’éloigner chaque jour du monde du travail. Et comme vous – ce manque d’énergie le soir, juste s’asseoir et profiter du calme. Merci pour ce billet si juste et sincère. En vous souhaitant que tout s’arrange pour le mieux.

  7. Anne-Sophie says:

    Je ne te remercie pas Clémence, je viens d’aller faire un tour sur le site (je ne connaissais pas cette marque) et je suis devenue folle! j’adore, c’est funky, original, je craque!
    Mais trêve de futilités. Je suis bien triste de lire tes difficultés… Déjà je trouve très courageux de coucher tout cela par écrit. Cela demande de la lucidité et, encore une fois, du courage. J’imagine combien ça doit être compliqué de changer ainsi de vie, et de voir (car la vie est souvent ainsi) que la réalité n’est pas vraiment conforme à ce qu’on espérait en sautant le pas. Que dire? Que ce découragement -passager j’en suis sûre- est bien normal. Que les choses peuvent changer. Que s’habituer, changer de vie et être à l’aise dans cette nouvelle vie peut prendre du temps… Tout ça tu le sais déjà.
    Je crois que pouvoir formuler cette déception, ce ras le bol, ce découragement appelons le comme on souhaite est déjà une forme de soulagement? je l’espère. Parfois dire des choses très personnelles à des inconnues est plus facile et libérateur.
    Faire des choix de vie est compliqué. Voir que leur réalisation est différente de ce qu’on avait espéré l’est encore plus. Mais tu as un mari qui t’aime, vous pouvez en discuter, aucune situation n’est figée ou définitive alors… J’espère que tu finiras par trouver un équilibre et faire ce que tu aimes vraiment.
    Mes pensées les plus amicales

  8. Bénédicte says:

    Je pense Clémence qu’il faut éviter de regarder derrière soi. C’est en tout cas le principe que j’ai toujours essayé de suivre lorsque j’ai crée des ruptures dans ma vie. Et surtout se souvenir des raisons pour lesquelles nous avons décidé ces ruptures.
    Si vous ne trouvez pas de travail, alors créez le! Vous avez le profil d’une entrepreneuse qui n’a pas froid aux yeux; vous allez vous éclater.

    Pour les chaussures, je suis adepte des boots.
    je conseille les fifty five en bleu marine et en doré pour le soir. Les cactus sont aussi très sympa.
    bénédicte

    • Sandrine says:

      Je plussoie au commentaire de Bénédicte. Je vous voie parfaitement en entrepreneuse.
      Vous êtes courageuse, pleine d’humour et vous fourmillez d’idées, reste à trouver « the » idée.
      J’espère que vous ne nous trouverez pas trop présomptueuses de vous dire cela.
      En tout cas, courage, j’espère sincèrement qu’une opportunité va s’offrir à vous. Paris vous manquera moins quand vous aurez trouvé VOTRE job.

    • Les Trouvailles says:

      « Et surtout se souvenir des raisons pour lesquelles nous avons décidé ces ruptures.Et surtout se souvenir des raisons pour lesquelles nous avons décidé ces ruptures. » ) c’est tout le souci. Je ne trouve pas du tout ce que je suis venue chercher, dans aucun domaine :(

  9. Lorraine says:

    Je comprends ton desarroi pour l’avoir vécu il y a quelques années. Je suis d’accord avec Laure, il faut du temps pour s’habituer à une nouvelle vie. J’ai bien mis 2/3 ans. Aujourd’hui j’apprécie de remonter à Paris 3/4 fois par an en étant toujours un peu nostalgique mais je suis contente de retrouver ma ville de province ( et son climat) et tout ce qu’elle m’apporte que je n’avais pas à Paris. Courage en tout les cas!

  10. drzaharai says:

    Bon courage pour cette période de baisse de moral, qui transparait depuis un petit moment déjà… Changer de vie n’est pas facile, et encore moins se confronter à la réalité de ce qu’on avait tant attendu et peut-être idéalisé. Cependant mieux vaut avoir tenté de réaliser son projet que de regretter de ne pas avoir osé… La roue tournera, les difficultés passeront, l’adaptation se fera, et puis rien n’est forcément définitif…
    Sinon les Patricia Blanchet sont chouettes, j’ai depuis quelques années une paire de clodettes en strass bleus qui effectivement convient très bien pour les soirs de fête!

  11. Vanessa says:

    Hello,
    J’aime ces chaussures très série télé années 80 mais ne porte que du plat (j’étais le contraire avant, avant quoi, je ne sais pas dire, un peu comme toi et Paris-Bordeaux peut-être). La difficulté que tu rencontres, c’est que rien ne dépend de toi, finalement, il faut se laisser prendre par le courant et si je crois te connaître un peu, cela n’est pas ta nature, toi que l’organisation rassures et stimule. Et pour ton sentiment de fatigue à la maison (je reviens d’une semaine de vacances avec eux) je trouve que travailler sans enfant, ce sont les vacances, tu me suis? Pour trouver de nouveaux repères, il faut d’abord accepter de perdre les anciens, et cela n’est pas chose facile. Espérons un travail pour toi prochainement, c’est un sacré repère!
    Je t’embrasse

  12. Isabelle says:

    Bonsoir Clémence,
    Mais justement, bien plus que du shopping et toujours du shopping et avec toute votre sensibilité, votre générosité et votre esprit pétillant, j’aimerais bien que vous partagiez avec nous ces tranches de vie de maman en province qui voit grandir ses enfants avec forcément des expériences inouïes et passionnantes, ne serait-ce que par leur regard qui se pose peu à peu sur le monde, et ce que l’on voudrait en faire en tant que maman…
    J’ai deux filles dans ces âges et leurs centres intérêt successifs bousculent mes journées : architecture pour la grande (merveilleux, une tante lui offre Notre-Dame de Paris en carte pop-up…), la petite de 2 ans prend l’habitude de se mettre à chanter fort et de prendre la parole en repas de famille à 12 (ouïe, elle prend confiance en elle, mais là un peu trop…).
    J’adorerais connaître vos expériences de maman, et surtout je raffole de votre plume.
    Bonne continuation et à bientôt

      • Gabrielle says:

        Bonjour Clémence,
        Comme je comprends cette « peur de la suite  » qui empêche de profiter de l’instant présent … Je me revois pendant mon congé parental avoir beaucoup de mal à profiter de mon bébé (pourtant très longuement attendu) tant que je n’avais pas trouvé de mode de garde pour ma reprise. Une fois cette étape passée je me souviens avoir été libérée et avoir vraiment commencé à profiter de cette nouvelle vie.
        Si ce n’est pas trop indiscret quelles sont les choses que vous étiez venue trouver et qui sont différentes de vos attentes ? (je pense que nous sommes nombreuses à rêver d’une autre vie loin de Paris et j’aimerais vous lire à ce sujet)
        Dans tous les cas je vous souhaite bon courage pour cette période insatisfaisante … comme le dit très justement Fabienne heureusement rien n’est jamais figé …

  13. Isabelle says:

    Ok, ça y est, ce soir, grâce à vous, je me suis mise à Instagram et j’ai bien apprécié les tranches de vie de ces trois petites filles adorables.
    Mais ces instantanés, avec votre plume, ça me laisse sur ma faim…

  14. Isabelle says:

    Avancer sans avoir peur, ni de manquer ni des possibles, ni de rien, c’est le travail de toute une vie, et c’est bien ce que l’on souhaiterait léguer à ses enfants. Mais que c’est dur, et tenter de concilier sérénité de la famille et épanouissement personnel n’aide pas, c’est sûr…
    Bon courage, de tout coeur avec toi, et impatiente de te lire…

  15. heleneandco says:

    Bonjour Clemence!

    Voilà un moment que je ne me suis pas manifestée par écrit. Nous aussi avons déménagé vers une ile paradisiaque dans le Pacifique et ce, pour 1 an.
    Arreter de travailler, se réadapter (tout en sachant que c est éphémère), dompter ses angoisses devant ses nouvelles connaissances qui ont l air si épanouies, rentrer en urgence en France seule pour un décès laissant ses enfants à ces mêmes connaissances 2 mois après notre arrivée…
    Que je te comprends! Cela fait maintenant 9 mois que nous sommes arrivés et que je commence à voir les choses différemment. Avec du recul, je vois les aspects positifs : les voyages, l épanouissement et l ouverture des enfants, le cran de tout quitter pour vivre une nouvelle aventure (ce n est donné à tout le monde de se réinventer).
    Je me suis aussi inscrite à une formation de developpement personnel en ligne, tres sceptique au départ… Voilà 4 mois que je la suis et je prends de plus en plus de recul sur les choses. Je te donnerai les infos si tu le souhaites.
    Je te trouve très courageuse de nous écrire tes difficultés, je suis sure que ta détermination te permettra de rebondir, ne lache rien!
    Amicalement

    Helene

  16. Marie says:

    Bonjour Clémence,
    je commente rarement et pourtant je suis avec intérêt et amusement votre vie de famille depuis qq années maintenant. Pourtant, quand je lis tes difficultés liées à changement de vie rêvé, je prends pour une fois mon clavier. Voilà 2 fois que je quitte une ville/une vie pour suivre mon mari, avec une fille la première fois, 3 aujourd’hui.
    Je me permets une suggestion : trouver un mode de garde à temps partiel pour la petite dernière et prendre du temps pour toi, découvrir et envisager de nouvelles opportunités –> rejoindre une association (travail d’équipe !), faire un bilan de compétence (structure le temps et délimite les compétences transférables), rencontrer de nouvelles personnes pour vous créer à tous un nouveau cocon, rejoindre un groupe de personnes dans la même situation que toi (nouveaux arrivés, personne en recheche d’orientation pro en province…)
    C’est dur, je comprends ô combien le sentiment de tourner en rond et de se rappeler l' »avant », même s’il n’était pas tjs rose et pourtant il faut y croire et sans doute accepter de changer des schémas connus. Ca vaut le coup ! Tu as bcp de force et d’ingéniosite Clémence et cela se ressent même à travers l’écran !

  17. Claire says:

    C’est courageux Clémence de partager cela avec nous … comme je vous comprends … après avoir quitté Paris pour Lyon, il y a 10 ans, j’avais mis du temps à m’habituer mais j’ai fini par m’y sentir vraiment heureuse. Nous sommes maintenant au bord du Lac Leman depuis presque 3 ans. Tout le monde me dit que j’ai de la chance de vivre dans une très belle région … mais cela ne fait pas tout. Mes amies me manquent terriblement, l’agitation de la ville aussi … malgré des journées bien remplies, je ne suis pas satisfaite.
    Alors, chère Clémence, je pense bien fort à vous. J’espère vraiment que vous trouverez vite un travail qui vous plaît vraiment et qui vous fera apprécier un peu plus votre nouvelle vie provinciale. Que ce soit rare sur le blog ou régulier sur IG, c’est toujours une grande joie de suivre vos adorables filles. Vous pouvez être fière de votre famille !

  18. Julia says:

    Vos mots me touchent. Le déracinement ne me fait pas peur, bien au contraire, j’aime plutôt ayant déménagé plusieurs fois et ayant quitté mon pays natal. Par contre j’ai traversé un grand passage à vide après la naissance de ma troisième et dernière fille. Cela représente aussi la fin d’un cycle, il faut se réinventer, retrouver les repères dans la famille,, redistribuer les rôles, se faire au nouveau déséquilibre (plus d’enfants que parents)… j’espère que ça ira mieux bientôt. Ne réfléchissez vous pas à un retour à Paris, si cela vous manque tant ? Je vous souhaite le meilleur.

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