A LA RENCONTRE DE : Camille Chandèze-Longuépée, créative compulsive, passionnée par les couleurs et les matières, guidée par les sensations

Cela ne faisait que trop longtemps que nous ne nous étions pas invités chez une créatrice de talent
Pour en savoir plus sur elle et sur son entreprise.
Je pense que le succès du gilet Wild Fox pour Les Trouvailles
A dû aiguiser votre intérêt pour Le Petit Germain.
Et c’est donc à la rencontre de Camille Chandèze-Longuépée
Créatrice de la marque, que nous partons aujourd’hui.

Cela me fait très plaisir de partager ses mots avec vous car bien souvent, de l’extérieur,
On ne peut imaginer la complexité qui existe pour produire les vêtements que nous  achetons
Chez ces marques de créateurs de plus en plus visibles sur le web,
Ni même l’amour qui est mis dans les produits que nous acquérons.

Après 3 ans de blogo, des rencontres de créatrices, des partenariats boutique,
Je commence même à réaliser à quel point nous sommes habitués au concept des « géants » du marché,
Tout ce « mass-market » : production lointaine, quantités énormes, qualité moyenne, prix moyen etc
Et je suis réellement convaincue qu’il nous faut soutenir ces marques formidables
Qui cherchent avec grand soin les bonnes conditions de production,
Les bonnes matières, les bonnes couleurs
Mais qui, certes, ne pourront avoir des quantités illimitées ou des prix ultra compétitifs,
Des prix pratiqués qui reflètent pourtant le travail en amont.

Le Petit Germain fait partie de ces marques
Et j’aime particulièrement Camille Chandèze-Longuépée :
Pour son exigence envers elle-même et envers ses produits,
Pour son éthique, pour sa spontanéité, pour son professionnalisme,
Pour son côté nature aussi, pour son humour, pour son perfectionnisme
Et sa capacité incroyable à gérer mille choses en même temps !

J’ai présenté il y a peu sa nouvelle collection via la mise en ligne du fameux gilet 
Je ne vous reparle donc pas du coton, du cachemire et du molleton,
Je préfère vous laisser libre d’aller surfer sur le site …

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… Et découvrir maintenant cette jeune femme au grand talent et au caractère affirmé
Qui s’est révélée plutôt bavarde pour notre plus grand plaisir !

CAMILLE CHANDEZE-LONGUEPEE, COTE PERSO

Les Trouvailles :
Comment te présenterais-tu « côté perso » ?
Camille Chandèze-Longuépée :
J’ai 33 ans, 2 enfants.
Je suis depuis 10 ans costumière pour le cinéma et je suis aussi la créatrice de la marque Le Petit Germain.
Je suis avant tout une touche-à-tout autodidacte et une créative compulsive,
Passionnée par les couleurs et les matières, guidée par les sensations …
… Et incapable de rester assise plus de 5 minutes sans rien faire !

Les Trouvailles :
Quel est ton parcours ?
Camille Chandèze-Longuépée :
J’ai intégré l’Ecole Duperré sur concours (une des 4 écoles parisiennes publiques d’Arts Appliqués),
J’y ai suivi une formation Textile,
Puis j’ai intégré les Arts Décoratifs de Paris en Design Vêtement.
Je suis sortie de ces écoles passionnée par mes études, un bac+5 en poche,
Mais me rendant compte que je n’avais pas pensé à « après » !

Les Trouvailles :
Alors qu’est-ce qui t’a conduite au métier de costumière ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Comme « parler » des vêtements m’intéressait plus que d’en faire,
Il m’a semblé naturel de tenter ma chance dans le costume.
J’ai travaillé sur des films comme « YSL » de J. Lespert ou « Camille Redouble » de N. Lvovsky.
J’habille des corps en me racontant des histoires,
Je suis le témoin de la transformation des comédiens en un personnage parfois aux antipodes de ce qu’ils sont.
Je ne me lasse pas de cette magie,
Même si ce que je construis avec Le Petit Germain a aujourd’hui bien plus de valeur à mes yeux
Car c’est moi, et moi seule, qui ait façonné de bout en bout, patiemment et parfois durement ce petit univers.

Les Trouvailles :
Justement : d’où est née l’envie de créer une  marque en plus de ce premier travail plutôt prenant ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Le Petit Germain est un projet qui est né d’une envie irrépressible de créer quelque chose,
Juste moi, toute seule et sans obligation, pour le plaisir et par amour. Des enfants bien sûr.
Je veux que mes enfants comprennent qu’il faut profiter de tout ce que la vie nous offre,
Et surtout, que le travail peut aussi être un outil d’épanouissement.
Le Petit Germain, c’est donc une envie qui démange.
On sait que ce n’est pas le moment (au moment où je me lance, mon fils ainé a 3 ans et demie, ma fille moins d’1 an)
Mais voilà, l’instinct pousse à la porte.
Me voilà lancée, un peu hébétée, surexcitée, prête à en découdre, avec quoi, à ce moment-là, je ne sais pas
Mais la passion porte loin et j’enfourche mon canasson d’un élan assuré.

Les Trouvailles :
Costumière et créatrice d’une marque de vêtements : tu aimes finalement plutôt la mode ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Je ne suis pas une styliste, ça c’est une certitude. La mode n’est pas mon moteur.
Il se trouve que j’ai trouvé un moyen de m’exprimer à travers le vêtement :
Le costume de cinéma qui raconte des histoires/des personnages en filigrane
Et le vêtement pour enfant : une autre histoire, d’autres sensations…
Une façon de raconter la vie, la liberté des mouvements, le respect du corps.
Je fuis le côté ultra fashion, je préfère le confort
Car je pars du principe qu’ils ont avant tout besoin de pouvoir bouger librement dans leurs vêtements.

Les Trouvailles :
La maille s’est-elle tout de suite imposée comme le cœur confortable de ce que tu voulais créer ?
Camille Chandèze-Longuépée :
L’idée du « sweetwear » est née avant même l’idée de maille ou d’une matière en particulier.
Je ne voulais pas juste « créer des vêtements » pour enfants, je voulais vraiment leur apporter quelque chose.
Je voulais qu’ils soient bien dans mes vêtements, qu’ils les enfilent avec plaisir, facilement.
Je voulais que les matières soient douces, naturelles …
La maille, que je porte moi-même beaucoup et que je fais porter naturellement à mes enfants, m’est apparue de manière évidente.
Elle était déjà là avant que je ne m’en rende compte :
Rien de plus confortable et en même temps élégant que la maille.

Les Trouvailles :
Tu gères donc 2 jobs en parallèle ! Mais comment fais-tu ?!
Camille Chandèze-Longuépée :
J’ai un mari encore plus féministe que moi ! Nous partageons toutes les tâches du quotidien, et  j’avoue que c’est même souvent lui qui en fait le plus…
Et quand je ne suis pas en tournage mais seulement sur Le Petit Germain, je suis plus présente avec les enfants.
Je m’organise pour être à la sortie de l’école à 16h30, et je retravaille une fois qu’ils sont couchés.
Quand je suis en tournage… Aïe… C’est vraiment rock n’roll !

Les Trouvailles :
Pour le Petit Germain, ton lieu de travail est chez toi. N’est-ce pas trop difficile de faire du home-working ?
Camille Chandèze-Longuépée :
C’est une organisation et une discipline.
Il y a une chose sur laquelle je suis intransigeante :
Dès que les enfants partent à l’école, je ne regarde ni ne touche rien à la maison.
Je passe sans ciller devant le tas de linge sale qui déborde de la panière,
Je fais fi de la vaisselle du petit déjeuner qu’on a pas eu le temps de mettre au lave-vaisselle …
Je considère que je suis « partie au travail », et cet endroit est mon bureau et non ma maison.
Qui étend une lessive au bureau?!
Mon mari a fini par comprendre et accepter.
Ma famille a aussi compris qu’ils ne pouvaient pas m’appeler en pleine journée pour « papoter ».
En revanche, dès que je rentre avec les enfants, je suis à 100% avec eux.

Les Trouvailles :
Quelle est ta principale qualité ? Ton pire défaut ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Difficile de répondre moi-même. Je dirais :  je suis quelqu’un d’entier ?
Et c’est aussi mon pire défaut j’imagine.

Les Trouvailles :
En cas de blues, qu’est-ce qui te rebooste ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Les enfants, évidemment, parce que dès qu’ils sont là, on a pas le choix :
On est obligé d’être à 100% avec eux, car eux le sont !
… Et du chocolat au lait Lindt :)

Les Trouvailles :
Et si tu n’étais plus dans la mode ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Ah là là… Il y aurait tellement de possibilités …
L’écriture qui me démange régulièrement et depuis longtemps, l’architecture d’intérieur,
Le bois que j’adore : le mobilier, oui, faire des meubles me plairait beaucoup,
Le cuir aussi donc la maroquinerie, les chaussures…
Je crois que je pourrais remplir 3 pages de ce que je pourrais et voudrais faire!


CAMILLE CHANDEZE-LONGUEPEE, COTE PRO

Les Trouvailles :
Depuis quand Le Petit Germain existe-t-il ?
Camille Chandèze-Longuépée :
L’idée existe depuis à peu près janvier 2012.
J’ai intégré une couveuse d’entreprise en avril 2012 dans laquelle je suis restée jusqu’en juillet 2013.
Cela m’a permis de tester mes pistes, de recentrer mon propos,
De mieux définir concrètement ce que Le Petit Germain pouvait être, ce qui allait être ma force.
Rentrer dans le vif du sujet en fait et se confronter à la réalité :
Il y a un monde entre l’idée que l’on se fait de la création de son entreprise, du produit idéal que l’on voudrait,
Et les réalités de moyens, de possibilités auxquelles on a accès.
Tout le travail consiste à rapprocher le plus possible ces 2 visions.
Puis est venue la boutique en ligne en novembre 2013 et c’est là, vraiment, que tout a décollé.
Depuis, tout va très vite et on maintient le rythme !

Les Trouvailles :
Pourquoi ce nom : ‘Le Petit Germain’ ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Quand j’ai cherché un nom pour cette ligne de vêtements,
Je crois que ça été plus difficile que pour le choix du prénom de mes enfants !
Je voulais un nom qui évoque d’emblée Paris, la France,
Avec un côté légèrement retro mais pas vieillot non plus.
Je ne voulais pas « signifier » quelque chose, je ne voulais pas un nom « figuratif ».
Je voulais un nom qui évoque l’enfant aux parents mais pas un nom infantilisant,
Je voulais m’adresser aux adultes avant tout, comme on parle avec des mamans à la sortie de l’école.
J’ai donc fait un brainstorming avec des amis et il est d’abord ressorti « Germain Des Prés ».
J’aimais l’idée d’un quartier de Paris mais le nom était déjà pris au féminin,
Donc comme je m’étais habituée au prénom Germain, cela est devenu rapidement « Le Petit Germain ».
L’idée qu’il soit au masculin était pour moi une sorte d’ « enfant universel »,
Un enfant espiègle et dégourdi, dans ce qu’il a de plus libre et innocent.

Les Trouvailles :
Comment définirais-tu l’âme de la marque Le Petit Germain ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Je ne veux pas « épater la galerie » avec des détails hyper travaillés,
Non, je veux prouver que du quotidien naît le beau.
Je veux marier le pratique et l’élégant, le basique et le tendance, le confort et le beau
(Notions très subjectives bien sûr).
Les enfants sont les êtres les plus vivants qu’il soit et mes vêtements sont comme un costume de cinéma :
Pour qu’ils soient réussis, il faut qu’on les oublie.
Il faut que l’enfant se sente libre comme s’il était nu (et on sait qu’ils adorent ça!),
Qu’aucune entrave ne vienne altérer sa découverte du monde.
L’âme du Petit Germain c’est donc des lignes simples, mixtes, confortables,
Que l’on pourrait qualifier de « bons basiques ».
Mais derrière ce mot, il y a souvent une connotation un peu « rien »,
Moi je veux parler du bon meuble en bois robuste, de bonne facture, simplement beau, sans chichi
Qui accompagne toutes les modes sans jamais lasser, fidèle au poste
Et sur lequel on peut poser des objets selon son humeur ou l’air du temps.
A cela j’ajoute la couleur… C’est là que l’air du temps intervient justement.

Les Trouvailles :
Parlons des couleurs : comment choisis-tu la palette de la saison ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Les couleurs sont surtout une question d’humeur, d’envie.
J’ai essayé de suivre les cahiers des prochaines tendances mais la magie n’opère pas…
Je tiens évidemment compte des retours que j’ai pu avoir.
Une couleur qui visiblement plait beaucoup va rester quelques temps dans la palette.
Mais sinon, je me fie à mes envies, qui sont, de toute façon, bercées par l’air du temps.
En revanche j’essaie au maximum que toutes les couleurs soient combinables entre elles.
C’est l’harmonie générale qui prime plus que couleur par couleur.
J’essaie de partager la gamme en deux avec :
* Des couleurs « du moment » = les fruits de saison sur la carte d’un bon restaurant
* Des couleurs plus atemporelles = ces bons plats que l’on se transmet dans la famille depuis des générations.
Les couleurs, tout comme les formes sont toujours mixtes (sauf le rose, après tout dépend des goûts évidemment!),
Pour plus de souplesse de choix d’assemblage,
Pour pouvoir garder les vêtements d’un enfant à un autre si on a garçons et filles…
J’aime l’idée de rester dans une famille pour plusieurs années et d’accompagner tous ses enfants.

Les Trouvailles :
Comment t’assures-tu que les couleurs finales seront bien celles demandées sur tous les articles ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Lorsque je fais mes gammes de couleurs, je peux utiliser tout et n’importe quoi comme référence :
Un bol, un morceau de papier peint, un vêtement donc la couleur me plait, une chaussure, …
Bref, je n’ai pas de limites ! J’ai essayé les références Pantone mais le rendu n’est pas le même
Et je suis très pointilleuse sur les couleurs !
Il m’arrive de les faire refaire 2 ou 3 fois, et mon teinturier s’arrache souvent les cheveux…
Ayant fait beaucoup de teintures moi-même, je me projette très facilement dans le rendu que j’attends.
Mais j’aime aussi qu’il y ait un peu d’imprévu :
Parfois une matière ne réagit pas comme on l’attendrait et le résultat est toujours intéressant.
Lorsque je fais un réassort, ce qui est très rare,
Il arrive qu’une légère différence soit constatée entre la couleur demandée et le réassort livré,
Mais mes clientes comprennent très bien lorsque je leur explique :
La teinture n’est pas un procédé scientifique et régulier,
Il est extrêmement difficile d’obtenir parfaitement le même résultat avec 2 bains de teintures différents.

Les Trouvailles :
Comment sont créés les modèles ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Je dessine tous les modèles.
Je m’inspire de pièces qui m’ont beaucoup servi pour mes 2 enfants.
Je me dis que celles qui m’ont servi pour les 2, avec des caractères et des habitudes différentes, sont une bonne base.
Je choisis le point, l’épaisseur du tricotage, la souplesse, les finitions, la matière évidemment.
Une fois les prototypes faits, je les essaie sur mes enfants: très bon test !
Mon fils est très difficile, tout le « pique » et ma fille est une vraie casse-cou !

Les Trouvailles :
Quand tu crées un vêtement, qu’est-ce qui t’inspire/te guide ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Quand je crée un vêtement, c’est d’abord mon instinct maternel qui s’exprime.
Je me sens un peu bête d’écrire ça mais c’est vraiment avec amour que je pense mes vêtements :
Je visualise avant tout une sorte de garde-robe idéale dans laquelle je range les pièces que j’ai déjà créées.
Je me visualise habiller un bébé, je visualise un plus grand s’habiller seul…
Je vérifie que tout est facile, évident, quotidien et ma base est faite.
Puis je me dis:
Que manque-t-il pour qu’un enfant ait tout ce qu’il faut de confortable et de pratique dans son armoire ?
Que l’on puisse piocher les yeux fermés, que tout aille avec tout en toute occasion ?
Ensuite, je rajoute un détail, une finition, la matière sans jamais altérer le côté pratique ou confortable.

Les Trouvailles :
Où sont réalisés les articles Le Petit Germain ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Une partie des collections est 100% fabriquée en France, une autre est faite en Europe
Et une dernière partie est faite en Mongolie (le tricotage d’une partie des gilets en général).
Quel que soit leur lieu de confection, les pièces sont toutes terminées en France
(Couleur, finitions … Je ne parle pas juste d’une étiquette cousue !).
L’idée au départ était d’essayer de tout faire en France,
Mais il reste très peu d’ateliers de tricotage qui proposent la technique utilisée pour les gilets Le Petit Germain.
Ceux-ci sont hors de prix pour de l’enfant, ils travaillent pour la haute couture en général.
Mon objectif est d’essayer de fabriquer les articles là où le savoir-faire et la qualité sont présents
Dans des coûts raisonnables pour mes petites quantités et qui garantissent :
1) Des prix de vente accessibles aux clients
2) Des conditions de travail décentes pour les ouvrières.
J’essaie d’être cohérente, respectueuse de tous, y compris des clients, dans ma façon de faire produire mes collections.

Les Trouvailles :
Jusqu’à maintenant, la marque s’arrêtait au 4 ans. Pourquoi un tel positionnement ?
Camille Chandèze-Longuépée :
C’est avant tout une question de minimum de commandes et de trésorerie …
La difficulté de la production dans l’enfant est le nombre de tailles (10 tailles entre le 0 et 3 ans !).
Mais cet hiver, il y a du 6 ans et une série limitée en 8/10 ans ( pour Les Trouvailles :) )

Les Trouvailles :
Dans ce milieu féroce de la mode enfantine, la maille est-il un secteur épargné?
Camille Chandèze-Longuépée :
La mode enfantine est un secteur très dur en effet
Et la maille réputée pas très rentable car la façon coûte aussi cher que pour de la maille adulte
Alors même qu’on ne peut pas dépenser la même somme pour un pull adulte et un pull enfant…
Mais j’ai la foi et tout se passe bien pour le moment !

Les Trouvailles :
Quel article a eu le plus de succès ?
Camille Chandèze-Longuépée :
C’est surtout une couleur : le moutarde qui est donc reporté encore cet hiver !

Les Trouvailles :
Quel aspect de ce métier préfères-tu ? Lequel est le plus dur pour toi ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Celui que je préfère : les couleurs d’abord, les collections aussi bien sûr
Et la relation client est primordiale pour moi !
C’est là que je ressens comment les produits sont accueillis, c’est le fil rouge qui me guide
Et je suis toujours très respectueuse de toutes les questions que l’on peut me poser,
J’essaie d’y répondre du mieux que je peux et le plus rapidement possible.
Je suis moi aussi cliente et j’essaie toujours de me comporter comme je voudrais que l’on se comporte avec moi.
Le plus difficile est la relation avec la production où je me heurte parfois à des refus que je ne comprends pas,
Où je dois faire énormément de concessions qui sont parfois difficiles à accepter,
Souvent pour des questions de coûts.

Les Trouvailles :
Quelle est la plus belle chose que t’ait apportée cette aventure Le Petit Germain ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Beaucoup de bonnes choses :
Des retours clients super positifs et une clientèle fidélisée en très peu de temps !
Donc ça booste vraiment de voir que ce qu’on met au point toute seule dans son salon soit aussi bien accueilli !
Donc une grande satisfaction personnelle qui donne envie de se surpasser.

Les Trouvailles :
Comment envisages-tu la suite pour Le Petit Germain ?
Camille Chandèze-Longuépée :
Réjouissante, épanouissante, magnifique, évidemment !

UNE DERNIERE QUESTION …

Les Trouvailles :
Quelle est ta couleur préférée ? Et celle avec laquelle tu as le plus de mal ?
(J’avoue qu’il me manque un bon rose flashy dans la collection ;) )
Camille Chandèze-Longuépée :
J’adore le gris et toutes ses nuances.
J’aime en général les couleurs dont un seul nom ne suffit pas à les qualifier (bleu-gris-vert pâle par exemple…)
Le rouge et le orange m’inspirent moins.
Disons qu’il y a des rouges et des oranges que je n’aime pas du tout.
Pour le rose, il y en a certains que j’adore et d’autres qui ne sont pas possibles du tout pour moi !
Dès qu’il est « pur », je n’aime pas : il faut qu’il soit soit grisé, soit poudré.

Un grand merci Camille !

J’espère que cette rencontre vous aura plu.
Pour voir la collection Le Petit Germain, c’est ici,
En direct sur FB, likez ici et pour Instagram c’est

36 comments

  1. Marina NImeskern says:

    Une personne tres creative -, il reste que « wish a good luck » et j espere continue habiller ma fille chez elle- je trouve surtout les couleurs de ca collection sont sublime! Alors plus de tailles 6-8 ans svp!! Et merci a toi, CLemence, pour ce interview interessante.

  2. Vanessa says:

    Je découvre le petit Germain avec un sweat molleton roux et une barberine rose. En recevant mon colis, j’ai plongé la main dans les deux petits habits et j’ai ressenti une douceur et une tendresse incroyable. Il m’a semblé que les couleurs étaient très profondes. Ces deux sensations sont très sympa! Ravie d’avoir découvert la créatrice aujourd’hui.

  3. Laure says:

    Très chouette article pour commencer la semaine!
    Merci Clémence et Camille. Comme le dit Marina, il ne reste plus qu’à continuer le 6, 8, 10 ans et à dire à Camille GOOD LUCK!

  4. coceline says:

    Depuis cet été ma fille ne porte que des leggings et bloomers le petit germain . Ils subliment la jolie blouse ou la jolie robe qu ils accompagnent . Ils permettent a ma fille de crapahuter a 4 pattes à l aise . On ne parle pas de la coupe de la matière qui juste sublime s adapte a la morphologie ….. vraiment je suis conquise . Ce matin encore elle a enfilé qon legging vert …. il mz reste juste a sauter le pas pour les gilets et pulls . Longue vie a cette jolie marque

  5. claire says:

    merci!à priori la marque me laissait indifférente (même le joli gilet renard,c’est dire!!)mais de mieux connaitre la créatrice et le soin qu’elle met à monter ses collections me donne envie de tester!

  6. LaTurbulette says:

    Merci pour ce bel interview qui fait bien commencer la semaine! Grâce aux Trouvailles, j’avais découvert cette jolie marque. Nous permettre de mieux connaître sa créatrice est une très bonne idée! Et puis que ça fait du bien… Comme c’est encourageant/stimulant/énergisant de voir comment certaines d’entre nous arrivent à si bien mener de front plusieurs vies, à se lancer dans la création, même si ce n’était pas forcément le « bon moment », comme dit Camille.. Je suis plus qu’admirative! Bravo!

  7. lepetitgermain says:

    Que d émotion et de gratitude en lisant vos commentaires…merci infiniement à toutes de vos encouragements, j éspère en être digne par la suite et ne pas vous decevoir! une belle energie que j absorbe avec apétit et plaisir…merci :) et merci Clémence <3<3<3

  8. Marie-Lorraine says:

    Je n’ai pas encore testé les leggings ni les gilets. Par contre l’hiver dernier j’ ai commandé des bonnets et écharpes au point mousse.de très belle qualité . De plus la laine ne pique pas…

  9. Celestine says:

    Bonjour,

    J’aime bien votre blog que je suis depuis plusieurs années, simplement je trouve que depuis l’ouverture de « la boutique des trouvailles » tous les articles sont autour des marques de vêtements pour enfants. Il n’y a plus rien d’autre. C’est dommage !

    C.

  10. Marion says:

    Je rebondis sur la remarque de Celestine pour dire que justement, ce que j’apprécie sur ton blog, Clémence, c’est que j’ai l’impression qu’il évolue avec toi, en fonction de tes découvertes et de tes passions du moment, on ne sait jamais de quoi tu vas parler…
    De mon côté, la mode enfantine est aussi une passion donc je suis fan de tes articles qui en parlent mais aussi des autres. J’ai récemment dévoré la trilogie des Gabrielle, Adélaïde que j’ai découvert par hasard chez une amie et dont je me souvenais que tu avais fait une bonne critique ! Bonne soirée,

    • Les Trouvailles says:

      Merci Marion ! Effectivement, ce blog grandit avec moi ! Qui sait ? Demain, je vais peut être mettre à la cuisine et vous donner 1000 recettes !
      Et puis il y a aussi le fait que lorsque l’on tombe dans la blogo, on découvre des milliers de choses à la fois. On a les yeux qui pétillent et on ne sait plus où donner de la tête. Mais au bout de 3 ans, on a quand même fait un bon tour des choses. Donc on recentre le débat.

  11. M@rie says:

    Hello
    Alors pour le mode de conso, je ne me sens pas trop visée par le marché de masse… Même ma viande, je l’achète chez le boucher du coin, rapport à mon enfance dans une toute petite ville de Belgique où nous avons toujours privilégié le commerce de proximité et pour le coup à l’epoque le made in Belgium….sans toutefois sombrer dans le 100%
    Ici j’essaye d’acheter le made in créateurs en revanche je suis toujours très réticente lorsqu’il s’agit de rentrer mes codes de CB ou paypal… Donc je cours aux petites ventes où dans les rares boutiques.
    Je ne suis pas parano mais je bosse ds le secteur de la sécurité des réseaux ET je me suis déjà fait pirater ma CB… Alors forcément….
    Sinon ton interview est juste géniale et madame Germain a vraiment l’air attachante… J’adore comment elle parle de sa chasse aux couleurs… Même si celles ci ne sont pas toujours à mon goût (ou au goût des filles devrais-je dire) on sent qu’elles sont hyper travaillées. Et la qualité d’une façon se voit et se sent sur la matière mais également ( et surtout?) sur les couleurs.
    Belle soirée
    M@rie

    • Les Trouvailles says:

      CB ou paypal ne me font pas peur du tout.
      En revanche, il est vrai que, que ce soit sur la viande ou sur les vêtements, ce sont les prix qui sont un frein. Mais justement parce qu’on s’est trop habitué aux « faux prix » bas. Faux prix car basse qualité ou condition de prod pas géniales etc.
      Mine de rien, petit à petit, je change mon mode de consommation. J’écrirais presque ‘moins mais mieux » mais chéri chéri me demanderait ma définition de « moins » ;)
      Belle journée !

  12. sous les galets says:

    C’est un bonheur cet entretien Clémence, même moi qui suis à côté de la plaque sur le terrain de la mode, je trouve ça réjouissant. Et je l’adore car moi aussi j’adore toutes les nuances de gris.
    C »est un très joli parcours qui fait du bien à lire…

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