LECTURE : Un bûcher sous la neige (Susan Fletcher)

C’est finalement durant les vacances que je lis le moins !
Manque de temps, pas de transport en commun !
C’est donc bien là leur seul avantage :
Cette bulle rien qu’à moi où je lis durant 30 min !

Si durant la sieste des filles en vacances, j’ai toujours moult choses à faire
(Comme tenter désespérément d’accéder à mon blog)
Je profite de traverser la France en voiture pour lire
(Vous l’aurez compris, je ne conduis pas !
J’ai mon permis bien sûr mais ne suis pas une grande fana de la route – et des créneaux)

A l’aller, j’ai donc pu lire :
Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher
Qu’une lectrice des Trouvailles avait conseillé.

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Le pitch :
« Au cœur d’une période de désordre politique et religieux, dans l’Ecosse des massacres et des rois rivaux du XVIIe siècle,
Corrag, jeune fille maudite accusée de sorcellerie, attend le bûcher.
Le révérend Charles Leslie a fait le voyage depuis l’Irlande pour venir l’interroger sur les massacres dont elle a été témoin.
Dans le clair-obscur d’une prison putride, les ombres du révérend et de la « sorcière » Corrag se frôlent et tremblent à la lueur de la bougie.
Mais la voix de Corrag s’élève au-dessus des légendes et des terreurs qu’elle inspire, par-delà ses haillons et sa tignasse sauvage.
Et Charles, peu à peu, ne voit plus en elle la créature maudite.
Du coin de sa cellule, émane une lumière, une sorte de grâce, d’innocence primale.
Et lorsque le révérend retourne à sa table de travail, les lettres qu’il brûle d’écrire sont pour sa femme Jane, non pour son roi.
Chaque jour, ce récit continue, comme une longue confession, Charles suit Corrag à travers les High lands enneigés, sous les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse des heures de chevauchée solitaire, entre clans ennemis et jets de pierres, de villages en grands espaces.
Et chaque soir, à travers ses lettres à Jane, il se rapproche de Corrag, la comprend, la regarde enfin et voit que son innocence est son péché, et le bûcher qui l’attend le supplice d’un agneau. »

Je vous avoue qu’au départ, j’étais dubitative :
Écosse, les clans, les lochs etc, pas trop mon truc
XVIIème siècle, pas trop mon truc
Les histoires de guerre pour un roi, pour l’honneur me laissent perplexe.
En revanche, les procès pour sorcellerie m’ont toujours intéressée.
Au final, j’ai plutôt aimé !

Ce livre propose finalement plusieurs histoires:

* la vie de la sorcière Corrag
Corrag est la petite-fille et la fille de femmes appelées sorcières.
Sa grand-mère a été noyée et sa mère pendue pour cela.
Elle-même, quand on la rencontre, est enfermée dans un cachot et doit être brûlée vive sous peu.
Corrag raconte donc les étapes de sa vie, ce sont elles qui structurent le roman.

Tout d’abord son enfance dans le village anglais choisi par sa mère :
Menacés par les pilleurs, les villageois n’avaient pas le temps de s’occuper des sorcières.
On apprend alors ce que désigne sorcière :
Des femmes sans mari, trop libres et indépendantes au goût de l’époque et surtout qui savent guérir par les plantes.
Dans cette époque où la Foi est omniprésente, la médecine est vue comme une manifestation du Diable.

Vient ensuite la fuite d’Angleterre en Écosse.
Sa mère allant être arrêtée et pendue, Corrag prend la fuite.
Durant cette période, c’est la nature qui est au centre du livre
Ainsi que tous les dangers de celle-ci et les parias qui y vivent.

La troisième partie se passe à Glencoe, l’endroit choisi par Corrag pour poser ses valises.
C’est là qu’elle découvrira qu’elle peut espérer vivre tranquille.
Le livre nous fait alors découvrir la beauté de l’écosse, sa lande, ses montagnes, ses lochs …
On y découvre sa vie, acceptée peu à peu par la communauté des MacDonald.
Corrag y tombera même amoureuse, elle qui a juré de ne jamais aimer.

La dernière partie se passe en prison. D’où elle confesse sa vie au révérend.
Elle a été arrêtée pour avoir tenté d’aider les habitants
Car elle avait appris qu’un massacre allait avoir lieu dans leur village.

* La vie du révérend
Celui-ci écrit régulièrement à sa femme pour lui faire part de ce qu’il apprend.
Arrivé avec la défense de son roi en tête, rejetant la sorcière,
Un cheminement va se faire petit à petit dans son esprit.
(Même si l’on se doute de celui-ci dès le début du livre)

* La description de l’Écosse
Comme je le disais, on découvre l’Écosse à travers les yeux de Corrag
C’est une femme qui sait savourer chaque détail et profiter de la beauté de toute chose.
Globalement le livre est très poétique

* Un rappel du contexte historique
En 1692, le roi catholique Jacques a fui en France et c’est Guillaume d’Orange, protestant qui a pris le pouvoir.
2 clans s’affrontent :
Les lowlands contre les highlands,
Les MacDonald contre les Campbell,
Les catholiques contre les protestants, …
Et une soudaine prise de conscience d’un des héros que la guerre ne peut durer toute une vie.

* Un massacre réel
Le massacre de Glencoe a vraiment eu lieu.
Après avoir juré allégeance à Guillaume d’Orange avec 6 jours de retard en raison des tempêtes de neige,
Les Mac Donald accueillent, confiants, des soldats dans leur village.
Ceux-ci vont profiter de leur hospitalité pendant quelques jours avant de recevoir l’ordre de tuer
« Toutes personnes ayant moins de 70 ans » : hommes, femmes et enfants !
Cet incident attire de plus en plus de touristes de nos jours dans ce village.

Si au départ, je me suis dit que le côté poétique de l’œuvre allait rapidement m’ennuyer,
J’ai été finalement embarquée dans la vie du village et le quotidien de l’époque.,
J’ai appris beaucoup de choses sur l’Écosse grâce à ce livre,
J’ai encore été étonnée par les accusations de sorcellerie etc.

J’ai aimé également suivre le cheminement de pensée
De Corrag, du révérend mais aussi des highlanders.
La vie permet de tirer de jolies conclusions.
Même si celui du révérend était cousu de fil blanc !

Même si ce n’est pas le style que je lirais tous les jours,
Je conseille donc la lecture de ce livre
Plein de douceur, de poésie, de joie de vivre …
Qui apprend à savourer le moment présent et les petites choses du quotidien.
(J’ai encore du chemin à faire dans ce sens !!!)

17 comments

  1. Esqui says:

    Tu me tentes….
    La dernière fois que je t’ai écouté, j’ai arrêté de vivre pendant 4 jours pour m’enfiler les 3 Muchachas :)
    Je te conseille ma lecture de la nuit dernière (21h30-04h30) La Dernière fugitive de Tracy Chevalier : Quaker, Etats-Unis, 1850, patchwork, les esclaves fuyant du sud vers le nord… une pépite!

  2. Harmony01 says:

    Et mais, je l’ai lu celui-là, c’était plusieurs mois avant nos vacances dans les Highlands (été 2013), j’ai ADORÉ … et trainé toute la petite famille à Glencoe.

    Cette année, les vacances sont l’occasion de finir la trilogie Fifty Shades et entre les deux, mon préféré n’est pas nécessairement le plus vendu !!!

    Moi, c’est l’inverse, j’ai un mal fou à trouver du temps pour lire, les livres s’empilent à côté du lit, le prochain devrait être « la couleur des sentiments ».

  3. Rose Petticoat says:

    contente que ce livre vous ai plus…et si vous voulez encore un livre qui fait du bien, si ce n’est pas déjà lu: « l’homme qui voulait être heureux » de Gounelle…ou encore un livre régressif: « mary poppins », on connait le film, moins le livre.

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