RESTO : L’Auvergne à Paris

Vous commencez à bien connaitre notre histoire :
Chéri Chéri et moi nous sommes connus en classes prépa à Bordeaux
Nous avons échangé notre premier baiser une semaine avant de rejoindre nos écoles d’ingé respectives à Poitiers et Grenoble.

Pendant 3 années, nous avons fait en sorte de nous voir au maximum :
Diète, cours donnés à des lycéens …
Tout était bon pour mettre des sous de côté et les offrir, le sourire niais, à la SNCF.

Je garde de cette période, l’angoisse des séparations sur les quais de la gare,
Les pleurs dans un appartement devenu vide et me laissant seule,
Mais aussi le bonheur des retrouvailles, ce coeur qui bat à 200 à l’heure,
L’impatience, l’étonnement de se réveiller côte à côte,
Cette joie de profiter de la présence de l’autre.

Pour notre dernier stage, nous avions visé Paris,
Histoire d’être certains de passer 6 mois ensemble.

Question logement, nous ne nous étions pas vraiment posé la question
Et le côté : ‘on partage un appart’ semblait évident au vu de nos salaires de misère
Et ce dernier argument n’était pas mauvais pour faire passer la pilule de la cohabitation « dans le péché » à mes parents !

Chéri Chéri débutait en mars,
Quant à moi, j’ai su le 15 janvier que j’étais prise dans la société de maroquinerie de luxe qui me faisait tant rêvé
Et que je débutais le 31 janvier …

Dans l’urgence, mes parents ont fait appel à leur réseau
Et nous avons donné notre accord pour un appart sans le voir.
Bien placé :15ème, Arrêt Vaugirard, square Chérioux.

Fin janvier, je quitte donc mon studio grenoblois
Et rejoins … ma cage à poule parisienne !

30m², 3 pièces :
Une chambre où une fois le canapé lit déplié, on ne pouvait plus bouger;
Une salle de bain à toilettes surélevées pour pouvoir faire pipi sans devoir lever les pieds;
Une cuisine où assis, une main dans l’évier, l’autre dans le mini frigo, nous n’avons jamais trouvé où nous pourrions mettre mon mini four si nous le ramenions;
Un métro qui faisait trembler les murs régulièrement;
La voisine du dessus qui faisait pipi la nuit et que l’on entendait comme s’il on y était;
Une tête de lit donnant sur la salle de bain du voisin que l’on entendait tous les matins sous la douche,
Les fenêtres donnaient sur une cour intérieure, notre vis à vis étant une vieille dame, toujours à sa fenêtre, à moitié nue avec une poche pipi sur la cuisse. …

Le premier soir, j’ai pleuré.
J’ai téléphoné à Chéri Chéri qui commençait les soirées de désintégration
Et qui, vue son taux d’alcoolémie, ne réalisait pas vraiment.

Ma première journée en stage fut catastrophique :
Ma mission avait changé, j’étais affectée au défilé de mode devant avoir lieu 1 mois après
Donc pendant 1 mois : travail 7j/7, 24h/24.

Moi qui supporte mal la fatigue …
Moi qui rêvait de profiter de mon amoureux …

Pendant 6 mois, ce fut une galère sans nom :
Chéri Chéri avec, ses 1m90, 90 kilos, étouffait dans nos mini-espaces,
Je vivais ‘Le Diable s’habille en Prada’ et quand je rentrais à la ‘maison’ ce n’était pas un lieu très accueillant …

Vous comprendrez donc que le dernier soir,
Quand nous avons eu signé pour l’appartement que nous habitons actuellement en banlieue parisienne,
Nous avons casser notre minuscule tirelire pour un resto pour fêter cette bonne nouvelle !

Nous sommes allés au bistrot en bas de chez nous,
Car le serveur avait toujours été hyper sympa avec nous quand nous passions devant lui pour aller au Monoprix
(Une autre découverte de Paris : multiplier le coût du supermarché par 2 !)

Ce fut une super découverte !
Un resto où nous retournons encore régulièrement :
L’Auvergne à Paris

Une brasserie auvergnate, certes, mais comme on en fait plus !
On trouve bien sûr toutes les spécialités de cette région :
Tripoux, choux farcis, pied de porc pané, tartare de boeuf de Salers…
Mais aussi des des spécialités bretonnes (huitres et poissons),
Et tous les grands classiques de ce type de restaurants …

A noter :
Tous les plats sont hyper copieux !
Les gourmands sont donc les bienvenus…

Si Chéri Chéri succombe souvent aux spécialités, notamment le chou farci + aligot qui est sa préférée,
Je joue toujours le classique entrecôte frites sauce roquefort
(Les frites étant à volonté mais déjà tellement généreuses dans l’assiette que jamais nous n’en avons redemandé !)

C’est d’ailleurs là que Joséphine a goûté ses premières frites !
Le début d’un grand amour !

Les desserts sont aussi incroyables,
Au-delà des glaces BErthillon,
On ne se lasse pas de leurs profiteroles maison qui sont impossibles à finir même à 2 !

Il y a aussi une terrasse qui donne sur le parvis de la mairie du XVème, terrasse est chauffée en hiver.
Et également un bar à vins.

Certes, je ne vous présente pas un restaurant ultra cosy, idéal pour une soirée en amoureux
Mais d’une bonne adresse, au super rapport qualité/prix, idéale pour un break dans une journée shopping ou visite de Paris.

Pour nous, cette brasserie représente beaucoup,
Nous adorons y retourner.
Car, il faut l’avouer, si on ne revivrait jamais vivre là-bas,
Nous y avons laissé de beaux souvenirs!

Notre première vie à 2,
Nos fous rires lors des essais d’optimisation de l’espace,
Notre première répartition de tâches,
Les journées à découvrir la première saison de Lost alors que nous étions en arrêt maladie
(1 semaine chacun en raison d’une énorme rhinopharyngite – l’arrivée à Paris et les allers-retours dans le métro ne nous ont pas réussi),
La confirmation que nous étions faits l’un pour l’autre.

La vie pleine de promesses à venir …

6 comments

  1. Sab says:

    A une époque il y avait même des animations pour les enfants le dimanche midi, mais je ne sais as si c’est toujours le cas (ça fait un petit moment qu’on n’y a pas été).

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